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  • La Vie des idées, Thomas Coutrot - « Mon activité est-elle essentielle ? »

    Tandis qu’en Espagne ou en Italie les listes de secteurs essentiels ont fait l’objet d’un débat public, en France le gouvernement a confiné ce débat à la sphère privée. Ce serait en effet contester la subordination du travail au capital. Or un tel débat est aujourd’hui essentiel, sinon capital.

    Au début de la période de confinement, parmi les salarié.es encore en activité, quatre sur dix ont participé à une discussion sur le caractère essentiel de son activité pour le pays pendant l’épidémie, et même cinq sur dix parmi les salarié.es qui travaillaient en présentiel, selon l’enquête « Le travail sous épidémie » menée en avril par l’Ugict-CGT auprès de 30 000 salariés. Au total 43 % des salarié.es, qu’ils en aient débattu ou non, jugent leur activité essentielle. Les autres apparaissent beaucoup plus soumis au risque de contagion du fait d’un manque flagrant de protections ; ceci interroge fortement sur les conditions de sécurité de la reprise du travail dans les secteurs non essentiels lors du déconfinement actuel. Ces interrogations sur l’utilité sociale du travail et les arbitrages entre le travail et la vie peuvent-elles préfigurer un vaste débat social sur la reconversion du système productif ?

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  • Émanciper le travail ?

    Jeudi 29 novembre 2018, à 19 heures Soirée débat avec Alexis Cukier et Thomas Coutrot Le Maltais rouge, 40 rue de Malte, 75011 Paris

    Les nouveaux modes de gestion managériale des salarié.e.s tendent à parcelliser le travail au point où ceux-ci sont réduits à l’état d’exécutants, source d’une souffrance infinie. C’est dans ce contexte que de plus en plus de voix s’élèvent pour que le travail reprenne du sens, pour que les salarié.e.s puissent eux-mêmes maîtriser et auto-organiser leur travail. C’est d’ailleurs une condition pour tout projet de démocratie politique radicale.

    Paradoxalement, la gauche, dans toutes ses composantes, n’a que faiblement pris en compte cette dimension essentielle de tout projet émancipateur. Dans le passé, l’étatisation de l’économie n’a jamais permis d’explorer ce champ, les travailleur.se.s ayant tout simplement changé de patrons. Même dans les coopératives de travail (Scop), l’organisation du travail reproduit le plus souvent la coupure entre dirigeants et exécutants.

    Des expériences de prise du pouvoir des travailleurs sur leur travail ont existé mais sont restées sans héritage : Espagne 1936, Italie 1972… Comment concevoir une nouvelle organisation du travail qui ne se limite pas à la simple élection d’une direction qui perpétuerait le modèle hiérarchique de commandement ? Comment faire coexister cette auto-organisation des travailleur.se.s avec les besoins exprimés par les usager.ère.s ?

    Deux intervenants débattront ensemble et avec la salle de ces questions : Alexis Cukier, auteur de Le travail démocratique, collection Actuel Marx confrontation, Presses universitaires de France, 2018 Thomas Coutrot, auteur de Libérer le travail, Pourquoi la gauche s’en moque et pourquoi ça doit changer, Éditions du Seuil, 2018

  • Thomas Coutrot : « 59% de la dette publique est illégitime » par Marianne


    Thomas Coutrot : « 59% de la dette publique est... par Marianne2fr