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  • Hors-série démocratie | Laurent Berger et Joséphine Kollmannsberger - 28 Minutes - ARTE

    Au programme de l’émission 28 Minutes : Ce jeudi 4 janvier, Renaud Dély reçoit Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT. 2023 aura été une année douloureuse pour la démocratie, qui, à l’aube de 2024, se trouve quelque peu fissurée : un mouvement social puissant contre une réforme controversée, le recours répété à l’article 49-3, et un fossé qui ne cesse de se creuser entre les citoyens et leurs élus… Pourquoi notre démocratie semble-t-elle si fragile ? On en parlera avec lui. Nous continuerons de dresser un bilan de santé de la démocratie française avec Joséphine Kollmannsberger, maire de Plaisir, petite ville d’Île-de-France. Engagée dans la politique du quotidien, elle a subi, comme d’autres, cette agressivité qui transforme nombre d’élus locaux en cibles de notre démocratie. Puis nous retrouverons les chroniques d’Alix Van Pée et de Paola Puerari, ainsi que l’intermède musical « À la loop » de Matthieu Conquet !

  • La Vie des idées - Le capitalisme contre la démocratie À propos de : Quinn Slobodian, Les Globalistes : une histoire intellectuelle du néolibéralisme, Seuil

    Q. Slobodian retrace la généalogie du néolibéralisme, scientifique d’abord, économique ensuite, et politique enfin. Il est au moins autant l’œuvre intellectuelle des juristes qu’il se matérialise dans les thérapies de choc des institutions financières internationales.

    Aucun ordre concurrentiel n’est possible sans intervention publique. Dans le cas contraire, laissez-faire signifie bientôt laissez-mourir. Karl Polanyi l’avait compris dès les années 1940 : le postulat d’un marché auto-régulé sur lequel s’est fondé le libéralisme classique est non seulement une ineptie intellectuelle, mais une aberration macroéconomique qui n’a rien de moins que précipité le monde dans les bras du fascisme. Foudroyé lors du Jeudi noir d’octobre 1929, ce libéralisme « veille école » est rené de ses cendres, sous une forme plus débridée encore, un demi-siècle plus tard. Communément, on estime que le développement de ce néolibéralisme a été conditionné par le démantèlement préalable des institutions publiques. Or, au cours des quarante dernières années, on a davantage assisté à un redéploiement de l’État qu’à un simple retrait. La nouvelle mission confiée à nos appareils institutionnels a précisément été de bâtir, au niveau planétaire, un nouvel ordre économique basé sur le fondamentalisme de marché : « l’ordoglobalisme ». Néologisme formé en référence à la pensée ordolibérale allemande, il désigne l’application d’un interventionnisme pro-marché à l’échelle non plus seulement nationale, mais mondiale.

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