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wajdi mouawad

  • Wajdi Mouawad : comment sortir de la violence ? - La Grande Librairie

    L’œuvre du dramaturge, metteur en scène et romancier Wajdi Mouawad est, elle aussi, traversée par cette interrogation sur la violence comme héritage historique et intime. Dans "Le serment d’Europe" (Actes Sud/Léméac), pièce présentée en août dernier et qui paraitra le 1er avril, celui qui s’apprête à quitter la direction du Théâtre de La Colline après dix ans de bons et loyaux services, raconte l’histoire d’une femme hantée par un crime auquel elle a pris part dans son enfance et qui s’apprête à briser le silence sur ce passé enfoui. Un texte cathartique, sur les conflits fratricides, qui explore la culpabilité, la mémoire ainsi que le pouvoir réparateur des mots. Nous évoquerons également ses huit leçons prononcées au Collège de France et réunies dans "Jusqu’au bord de son ravin, les verbes de l’écriture" (Seuil). Ou quand l’écriture se transforme en acte de dignité, de reconnaissance et peut-être même - qui sait ? - de réconciliation.

  • En aparté avec Wajdi Mouawad : « ce qui est radical aujourd’hui, c’est la nuance »

    Mi-avril, une polémique secoue « les petits milieux du théâtre libanais ». La pièce « Journée de noces chez les Cromagnons », programmée au théâtre Monnot, est annulée. L’auteur, Wajdi Mouawad, rentre bredouille en France. Ses détracteurs lui reprochent d’avoir collaboré avec Israël. Lui garde le silence. Reprend l’avion sans déclaration. Nous l’avons rencontré à Paris. Depuis son bureau du théâtre national de la Colline, qu’il dirige depuis 2016, le dramaturge libano-canadien se confie au micro d’Anthony Samrani. Entre deux répétitions, il affirme n’avoir « aucun ressentiment », admet une certaine tristesse, prend ses distances avec une affaire qui « concerne les Libanais ». L’enfant de la guerre, né à Deir el-Qamar en 1968, fait partie des success-story à la libanaise dont le pays aime se gargariser. Il incarne un lien torturé à la diaspora : adulée pour ses dollars, célébrée pour sa lumière, malmenée dès lors qu’elle s’autorise à penser en dehors du cadre. Un moment de pause, loin du fracas des bombes et de l’agitation extérieure, à l’occasion des cent ans de L’Orient-Le Jour.