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06/06/2019

Observatoire des inégalités - Rapport 2019 : l’essentiel sur les inégalités de revenus

En moyenne, les Français les 10 % les plus aisés touchent 6,7 fois plus que les 10 % les plus pauvres (Insee, 2 016) après impôts et prestations sociales. La France est, après la Suisse, le pays d’Europe où les riches sont les plus riches : le 1 % des plus aisés touchent au moins 7 000 euros contre 5 800 euros au Royaume-Uni par exemple (Eurostat, moyenne 2013-2016). Au total, le 1 % le plus riche récupère presque 6 % des revenus de l’ensemble des ménages.

Tout en haut de l’échelle, les revenus proviennent essentiellement du patrimoine (immobilier, actions, obligations, etc.). En matière de salaires, les écarts vont d’un à trois entre le salaire maximum des 10 % des salariés les moins bien rémunérés et le salaire minimum des 10 % les mieux payés (Insee, 2015). Mais au sein des 10 % des plus hauts salaires, les écarts sont considérables.

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14:30 Publié dans Vidéo | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

05/06/2019

Libé - Un riche peut en cacher plein d’autres

Dans son rapport publié mardi, l’Observatoire des inégalités relève que les ultra-aisés, auxquels nombre d’études et d’enquêtes ont été consacrées, occultent ces 10 % de Français qui font également partie des fortunés. Parmi les indicateurs utilisés : le patrimoine, le mode de vie et la qualité de l’éducation.

En 2017, le patron de Dassault Systèmes, Bernard Charlès, a perçu 24,6 millions d’euros. Carlos Ghosn, dirigeant déchu de Renault-Nissan, 13 millions, et Douglas Pferdehirt de TechnipFMC, 10,6 millions. Ces rémunérations représentent l’équivalent de «600 [à] 1 400 années de smic», pointe l’Observatoire des inégalités dans son rapport publié mardi. Un cadre payé 5 000 euros par mois devrait travailler 410 ans, soit 10 vies pour égaler la rémunération annuelle de Bernard Charlès.

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24/04/2019

Observatoire des inégalités - Les faibles niveaux d’éducation des jeunes en Europe

Un jeune sur dix possède un faible niveau de formation en Europe. 18 % d’Espagnols sont dans ce cas, contre à peine 5 % des jeunes Suisses.

Près de 11 % des Européens âgés de 18 à 24 ans ont quitté l’école prématurément, avec un niveau équivalent au collège français [1], selon les données 2017 d’Eurostat. Au sein de l’Europe, les disparités sont grandes. 18,3 % des jeunes sont dans ce cas en Espagne. Vient tout de suite après, dans les mêmes proportions, la Roumanie, ensuite l’Italie avec un taux de 14 % et le Portugal (12,6 %). À l’opposé, la Suisse (4,5 %), la Pologne (5,0 %), l’Irlande (5,0 %), la Grèce (6,0 %) et la République tchèque (6,7 %) notamment laissent peu de jeunes au bord de la route, sans formation. La France se situe en-dessous de la moyenne européenne avec 8,9 % de jeunes qui ont un bas niveau de formation.

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11:25 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

04/04/2019

Observatoire des inégalités - Québec (in)égalitaire : un choix de société à éclairer

Le réseau d’observation des inégalités se développe. Notre cousin, l’Observatoire québécois des inégalités, vient en effet de naître. Nicolas Zorn, son directeur général et fondateur nous le présente.

Les inégalités, il faut en parler. Encore faut-il partir des faits. Un rassemblement inédit d’acteurs du monde des affaires, des gouvernements et des milieux universitaire, philanthropique et communautaire s’unit aujourd’hui pour mettre au monde l’Observatoire québécois des inégalités (www.observatoiredesinegalites.com), le tout premier « fact tank » [1] sur les inégalités au Québec. Organisme indépendant et non partisan, il favorisera la diffusion et la vulgarisation de contenus traitant des inégalités de revenus, d’opportunité et de qualité de vie. L’observatoire éclairera le débat public avec des connaissances scientifiques, en plus d’évaluer avec des données probantes l’impact des inégalités sur les populations touchées.

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08:30 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inegalites | Lien permanent

01/04/2019

Observatoire des inégalités - « La pauvreté du rural est surestimée », entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités

Les campagnes seraient-elles plus touchées par la pauvreté que les grandes villes ? Un entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, réalisé par Vincent Grimault. Extrait du magazine Alternatives Économiques.

L’idée que le rural est pauvre est de plus en plus prégnante dans l’opinion publique. Pourquoi ?

Plusieurs facteurs l’expliquent. Le premier est politique. Des chercheurs, mais aussi une partie de la classe politique, défendent une vision misérabiliste de la France rurale et « périphérique ». C’est une façon de se rapprocher des catégories populaires, une nouvelle « France profonde » en quelque sorte. En parallèle, ils mettent en avant le fait que les banlieues bénéficieraient naturellement des effets positifs de la métropolisation, alors qu’on y trouve les catégories les plus pauvres de France.

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18/03/2019

Observatoire des inégalités - Comment l’élitisme social est maquillé en élitisme républicain

L’élitisme du système scolaire français favorise les enfants de diplômés. Leurs parents, de droite comme de gauche, défendent une école qui fonctionne à leur profit. Le point de vue de Jean-Paul Delahaye, inspecteur général de l’Éducation nationale honoraire.

Notre école fonctionne plutôt bien pour 70 à 75 % des élèves. La moitié des élèves âgés de 15 ans comptent même parmi les meilleurs élèves du monde selon les évaluations internationales Pisa [1] de l’OCDE. Il faut s’en réjouir. Mais il faut dans le même temps observer le grand écart qui existe entre les résultats de ceux qui réussissent, le plus souvent issus des classes moyennes et favorisées, et les difficultés lourdes rencontrées aux mêmes évaluations par le quart des jeunes de la même génération, issus pour la plupart des milieux populaires. On le sait, la France est l’un des pays où l’origine sociale pèse le plus sur les destins scolaires. Notre élitisme est tout sauf républicain, il est essentiellement un élitisme social qui ne veut pas dire son nom. Cette injustice sociale qui est à l’œuvre au sein de l’éducation nationale ne date pas d’aujourd’hui. Notre système éducatif n’a jamais vraiment été programmé pour faire réussir tous les élèves. L’échec scolaire massif des enfants des milieux populaires n’est pas un accident, il est inhérent au système éducatif français qui a été conçu pour trier et pour sélectionner les meilleurs, ce qu’il fait très bien.

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08:41 Publié dans Tribune | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

12/03/2019

Observatoire des inégalités - L’évolution des inégalités de salaires entre hommes et femmes

Les écarts de salaires entre les femmes et les hommes se réduisent. Ils ont régulièrement baissé du milieu des années 1970 à la fin des années 1990. Depuis 1995, le rattrapage se poursuit, mais à un rythme ralenti. Selon cette tendance, il faudrait encore plusieurs dizaines d’années pour atteindre l’égalité salariale entre femmes et hommes.

Dans les années 1950, les femmes employées à temps complet [1] percevaient en moyenne deux tiers des salaires masculins. En 1998, elles ont franchi le seuil des 80 %. Le rattrapage a été particulièrement rapide entre le milieu des années 1970 et le milieu des années 1980. Depuis, il se poursuit à un rythme plus lent. Les femmes ont grignoté seulement trois points au cours des quinze dernières années, pour atteindre 83,5 % du niveau de salaire des hommes en 2015.

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17:47 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalites | Lien permanent

05/03/2019

Observatoire des inégalités - Comment évoluent les revenus des riches, des pauvres et des classes moyennes ?

Analyses 28 février 2019

En vingt ans, les niveaux de vie des classes moyennes et des 10 % les plus pauvres ont faiblement progressé. Les 10 % les plus aisés se sont enrichis, malgré une stagnation de leurs revenus moyens sur ces dix dernières années. Une analyse extraite du Centre d’observation de la société.

Comment évolue le niveau de vie des catégories aisées, des classes moyennes et des plus pauvres ? Ces vingt dernières années ont été très bénéfiques pour les plus riches, mais la progression n’a pas été linéaire, loin de là. Le jugement que l’on peut porter sur l’évolution dépend beaucoup de la période de temps que l’on choisit.

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04/03/2019

Observatoire des inégalités - Entre Européens, les inégalités de revenus diminuent

Analyses 22 février 2019

En dix ans, les inégalités de revenus ont diminué en Europe. Dans les pays d’Europe centrale, le rattrapage est impressionnant. Mais en Europe du Sud, les pauvres subissent un revers majeur qui a épargné les plus aisés. Un extrait de l’analyse de Zsolt Darvas, économiste du centre de réflexion Bruegel.

Les 20 % les plus pauvres des Européens percevaient 5 % du total des revenus du continent en 2007 [1], une part qui a progressivement augmenté, pour atteindre 6 % en 2016. Cet indicateur montre d’abord l’ampleur des inégalités : cette catégorie reçoit une part du gâteau très inférieure à son poids dans la population. Toutefois, l’évolution sur dix ans témoigne d’un rattrapage [2]. Le deuxième groupe, compris entre les 20 % et les 40 % les plus pauvres sur l’échelle des revenus, a également bénéficié d’une augmentation de leur part dans le revenu total, de 11,7 % en 2007 à 12,3 % en 2016.

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17:49 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inegalites | Lien permanent

26/02/2019

Observatoire des inégalités - Les 10 % les plus aisés captent près du quart des revenus

Les 10 % des Français les plus riches captent près d’un quart de la masse globale des revenus après impôts et prestations sociales. C’est presque sept fois plus que les 10 % les plus pauvres.

Si l’on découpe la population en dix tranches égales de 10 %, le dixième le plus riche récupère près du quart (23,8 %) de la masse des revenus des ménages de l’année 2016, après impôts et prestations sociales, selon l’Insee. Dit autrement il reçoit à peu près 2,4 fois plus que ce qu’ils devraient obtenir si la répartition était équitable (23,8 % divisés par 10 %). À l’autre extrémité de l’échelle des revenus, les 10 % les plus pauvres perçoivent 2,9 % de l’ensemble des revenus, soit trois fois moins que leur part dans la population. Le « gâteau des revenus » est loin d’être tranché de façon équitable. Sauf pour les trois tranches situées entre les 50 % et les 80 % qui reçoivent en revenus environ ce qu’ils pèsent dans la population.

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