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C'était un homme de fidélité, fidélité à ses origines ouvrières, à sa région, à une cause, le socialisme, et à l'unité de la gauche" (François Hollande). "Un homme qui incarnait le progrès social" (Jean-Marc Ayrault). "Il était et restera un géant" (Martine Aubry). "Une grande voix de la gauche, fidèle aux racines du socialisme historique" (Pierre Laurent). "Un grand serviteur de la France" (Alain Juppé). "Un homme exceptionnel d'une dimension historique" (Jean-Louis Borloo). Le monde politique a rendu un hommage quasi-unanime à Pierre Mauroy, mort vendredi 7 juin à 84 ans. Mais, au-delà de ce concert de louanges, la question est de savoir ce qui restera du double héritage de l'ancien premier ministre de François Mitterrand, un homme qui incarna à la fois la social-démocratie et la rigueur
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Interview Le député européen (PS), ancien de la Ligue communiste, refuse de renvoyer dos à dos les deux familles politiques.
Le député européen Henri Weber a été l'un des confondateurs de la Ligue communiste, en 1969, avant de rejoindre le Parti socialiste dans les années 80. Il livre son analyse des familles politiques dites «extrêmes», en France, qu'il ne renvoie surtout pas dos à dos.
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Pendant la première décennie des années 2000, la politique de la ville a bénéficié, en France et en Grande-Bretagne, de moyens budgétaires et de soutiens politiques inédits, qui l’ont fait sortir du registre symbolique. Il est aujourd’hui possible d’établir un bilan comparatif des politiques mises en œuvre dans les deux pays.
Comparant les programmes de développement social et de régénération urbaine des quartiers défavorisés en France et en Grande-Bretagne, Patrick Le Galès soulignait en 1995 le décalage entre le volontarisme affiché par les gouvernements et la réalité d’une politique de la ville qui, dans les deux pays, apparaissait « à la fois comme importante, légitime, domaine d’activisme de la part du Gouvernement, avec des essais de rationalisation mais en même temps bricolée, peu importante financièrement, velléitaire, incohérente, avec des initiatives sporadiques, des effets d’annonce et une forte sensibilité à la crise et aux médias [1] ». Trois ans plus tard, les gouvernements de Tony Blair et de Lionel Jospin semblaient démentir cette analyse en initiant d’ambitieux programmes de régénération de quelques dizaines de quartiers emblématiques de l’exclusion socio-spatiale, qui ont été prolongés et étendus par la suite dans le cadre de vastes plans nationaux de réduction des écarts territoriaux.
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Anne Hidalgo : "Libre et très combative ! Mieux... par FranceInfo
Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde, et Clément est tombé. Combien de Clément faudra-t-il pour que l’on nous débarrasse sur la place publique de ces vautours de la démocratie qui prospèrent de ses bas morceaux ?
Brillant élève assidu à mon cours d’option Sciences Po à Brest en 2012, Clément, loin d’être un gros bras de l’extrême gauche militante, était avant tout un jeune intellectuel et un citoyen du monde sachant dire non. Non d’abord à la maladie, le cancer qu’il avait combattu durant sa classe de première avec une volonté de fer, forçant l’admiration. Non ensuite au conformisme de la pensée, la synthèse « molle ». J’ai souvenir d’avoir corrigé une de ses copies consacrée à l’Allemagne durant les années 1930 où transparaissaient une culture et une maturité politiques étonnantes pour son jeune âge. Admis à plusieurs Instituts d’Etudes politiques différents — le genre d’étudiant que tout jury de concours recherche —, Clément était naturellement parti à Paris pour parfaire sa formation rue Saint-Guillaume et faire vivre ses idées.
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