Communiqué - Page 26
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Le sens de notre action, par J.-C. Cambadélis et G. Bachelay
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Pierre-Alain Muet, député du Rhône : Pourquoi j'ai décidé de m'abstenir sur le programme de stabilité
J'ai écouté le Premier ministre et reconnais qu'il y a des avancées - modestes - sur le pouvoir d'achat des petites retraites et le maintien du plan de lutte contre la pauvreté. Mais l'économiste que je suis reste en désaccord avec la nouvelle orientation de politique économique que traduit ce programme de stabilité.
Ce désaccord ne porte pas sur la nécessaire réduction des déficits ; j'y souscris ! Mais est-il raisonnable de programmer 41 milliards d'allégements fiscaux sur les entreprises quand nous devons donner priorité à la réduction des déficits ? On peut demander des efforts importants à nos concitoyens quand il s'agit de réduire le déficit et d'arrêter l'hémorragie de la dette. Mais quand ces efforts servent à financer une autre forme de dépense - fiscale cette fois - cela me parait plus discutable. Car les 50 milliards de réduction des dépenses publiques vont servir en grande partie à financer les nouveaux allégements.
Pour les entreprises très fortement impliquées dans l'échange international, un allégement de fiscalité peut conduire assez rapidement à une hausse de l'emploi et de l'investissement, en raison des gains de compétitivité qui en résultent. Mais moins du tiers des allégements concernent les entreprises industrielles. Quant à la grande majorité des autres, elles n'augmenteront l'investissement et l'emploi que si les perspectives de demande s'améliorent. Au moment où l'économie sort péniblement de 3 ans de récession due à l'effondrement de la demande, l'effet dépressif rapide des réductions de dépenses risque de peser sur la reprise.
Mais c'est surtout un tout autre univers politique que dessine ce programme de stabilité. Le chiffrage des 60 propositions de François Hollande sur lequel nous avons été élus représentait « 20 milliards d'euros à l'horizon 2017 ». Certes, il manquait dans le programme présidentiel des mesures sur la compétitivité et elles sont nécessaires, mais est-il raisonnable qu'elles soient presque deux fois supérieures au coût des 60 engagements du Président, au point de bouleverser complètement l'équilibre de notre programme et de devenir l'alpha et l'oméga de la politique économique du gouvernement ? Je ne le pense pas.
Mon abstention n'est pas un vote de défiance à l'égard du Premier ministre ; j'ai voté la confiance sans hésiter et si pour la première fois je n'apporte pas mon suffrage au gouvernement issu de la majorité à laquelle j'appartiens, c'est dans l'espoir de continuer à l'infléchir pour mieux répondre à ce qui reste notre engagement à tous : le redressement dans la justice.
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Socialistes contre l'austérité Soutien aux députés « pour une autre politique »
Soutien aux députés socialistes « pour une autre politique »
Consulter la liste des signataires
L’Assemblée Nationale va examiner le 29 avril prochain le programme de stabilité /pacte de responsabilité dont les grandes orientations présentées par le premier ministre viennent d’être confirmées.
Militants ou sympathisants socialistes, nous avons fait campagne en 2012 sur la base d’une promesse de changement, de justice sociale et de progrès.
Nous voulons la réussite de la gauche au pouvoir, condition nécessaire pour la justice sociale. Mais, aujourd’hui, après la défaite historique des municipales, alors que des décisions économiques importantes sont en train d’être prises par le gouvernement et seront bientôt soumises au vote des parlementaires, nous lançons à notre tour un cri d’alarme : la gauche ne réussira que si elle démontre qu’elle met en place une autre politique que celle de la droite.
Pas plus aujourd’hui qu’hier, nous ne nous reconnaissons dans les mots de la droite (« charges », « coût du travail », « flexibilité »…) ni dans les choix économiques privilégiant l’« offre » sur la « demande ». Alors que le caractère néfaste socialement et inefficace économiquement des politiques d’austérité est manifeste, envisager de compenser la baisse des cotisations pour les entreprises par une réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques, c’est prendre le risque de dégrader les conditions de vie d’un grand nombre de gens sans aucune certitude sur les emplois potentiels créés. Il n’existe pas pour nous une seule politique possible.
Des députés socialistes ont lancé un appel au gouvernement pour un « contrat de majorité » et ont formulé des contre-propositions visant à ne pas mettre en péril les acquis sociaux et les services publics. « Les Français ont le sentiment que la politique qu’ils avaient choisie n’est pas assumée. Ils nous l’ont dit dans les urnes. Il faut maintenant passer des urnes aux choix et, pour nous, des mots aux actes. Les temps qui viennent sont pour tous, et pour chacun d’entre nous, une épreuve de vérité. » ont-ils ainsi écrit.
Nous les assurons de notre soutien dans leurs paroles et dans leurs votes.
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Aujourd’hui à partir de 11h, suivez en direct la présentation des argumentaires « 74 questions et réponses pour réorienter l'Europe ».
Aujourd’hui à partir de 11h, suivez en direct la présentation des argumentaires « 74 questions et réponses
pour réorienter l'Europe ».Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste,
et
Henri Weber, député européen, directeur des études auprès du Premier secrétaire
en charge des études européennes,
présenteront les argumentaires de la campagne des européennes,
« 74 questions et réponses pour réorienter l'Europe »
ce jeudi 24 avril à 11 heures.Suivez le live tweet et posez vos questions sur Twitter avec les hashtags #DirectPS et #NotreEurope.
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Lettre Au Premier Ministre
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Jean-Christophe Cambadélis élu Premier secrétaire du Parti socialiste - composition du Secrétariat national
Premier secrétaire – Jean-Christophe CAMBADELISCoordination, études – Guillaume BACHELAYTrésorerie – Jean-François DEBATÉlections, animation des SN fonctionnels - Christophe BORGELFédérations, sections – Alain FONTANELRelations extérieures – Luc CARVOUNASCommunication, réseaux sociaux, mobilisations militantes, campagnes du Parti – Sarah PROUSTFormation militante, rénovation du Parti – Emeric BREHIEROrganisation et adhésions – Laurent GRANDGUILLAUMESuivi de l’opinion – Christine REVAULT-D’ALLONNES4 Porte-parole [animation du porte-parolat : coordination]
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Carlos DA SILVA
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Olivier FAURE
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Corine NARASSIGUIN
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Rafika REZGUI
Pôle « Mondialisation / régulation / coopération » - Jean-Marc GERMAINInternational, francophonie – Jean-Marc GERMAINEurope – Philippe CORDERYDéfense – Eduardo RIHAN CYPELImmigration, co-développement – Sandrine MAZETIERPôle « Production / répartition des richesses » - Karine BERGERPolitique industrielle, numérique, économie sociale et solidaire – Juliette MEADELInnovations, PME – Patrice PRATÉconomie, fiscalité et comptes publics – Karine BERGERTravail, emploi, formation professionnelle, dialogue social – François KALFONPôle « Préparation de l'avenir » - Clotilde VALTERTransition écologique, énergies, croissance bleue – Clotilde VALTERÉducation, formation, culture – Colombe BROSSELJeunesse, sports, vie associative, éducation populaire – Elsa DI MEOEnseignement supérieur, recherche – Isabelle THIS SAINT JEANPôle « Justice sociale / cohésion territoriale » - Carole DELGASanté, petite enfance, protection sociale, autonomie – Marc MANCELHandicap, lutte contre l'exclusion – Kamel CHIBLILogement, ville, quartiers populaires – Samia GHALIRuralité, agriculture – Carole DELGAServices publics, décentralisation, modernisation de l'Etat – Estelle GRELIERPôle « République / citoyenneté »Justice, libertés – Marie-Pierre DE LA GONTRIESécurité publique – Myriam EL KHOMRILaïcité, institutions – Mathias FEKLDroits des femmes, parité – Adeline HAZANUniversité d’été et Université permanente du PS – David ASSOULINEDavid LEBON continuera à animer les fédérations d’Outremers -
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Communiqué des initiateurs de l’appel des Parlementaires
Le 5 avril, au lendemain d’une défaite historique de la gauche, nous avons rendu public un appel baptisé « Les conditions de la confiance. Pour un nouveau contrat de majorité », immédiatement approuvé par une centaine de parlementaires.
Cet acte inédit, précédant une déclaration de politique générale, témoigne de notre ferme volonté de redonner de la vitalité au Parlement. La défiance populaire des derniers mois réclame des réponses nouvelles. Nous avons présenté des propositions précises, pour nous rassembler et retrouver la fierté et le sens de l’action collective.
En conscience, beaucoup d’entre nous ont choisi de participer à l’investiture du nouveau Gouvernement. D’autres ont choisi l’abstention. Nous restons solidaires dans une démarche collective. Ni chèque en blanc, ni agitation stérile, notre objectif est bien de construire confiance et vigilance.
Nous confirmons qu’après ce vote d’investiture, nous ne saurions adopter le pacte de responsabilité en l’état.
Nous ferons des contre-propositions et des amendements pour concentrer les marges de manœuvre de la France en priorité sur celles des entreprises qui embauchent, investissent, forment leurs salariés ou se battent dans la compétition mondiale et pour que la gestion sérieuse des comptes publics soit fondée sur une meilleure organisation du pays et pas sur un recul des protections sociales et des services publics.
À l’avenir, cette démarche collective va se poursuivre et s’amplifier, avec la même détermination et les mêmes buts. Chaque semaine, nos votes en témoigneront.
Christian PAUL, Laurence DUMONT, Laurent BAUMEL, Pouria AMIRSHAHI, Fanélie CARREY-CONTE, Jean-Marc GERMAIN, Jérôme GUEDJ, Nathalie CHABANNE, Arnaud LEROY, Daniel GOLDBERG -
Gauche Populaire : Sans réorientation rapide de la politique, le vote de la confiance au futur gouvernement n’est pas acquis
Le second tour des élections municipales a confirmé et amplifié le message envoyé par les électeurs au premier tour. Malgré leurs bons bilans municipaux et leurs engagements quotidiens au service de leurs concitoyens, les élus socialistes sortants ont injustement payé les erreurs et les déséquilibres de la politique nationale.
Aussi nécessaire soit-il, un remaniement gouvernemental sans inflexion de la politique menée ne serait qu’un leurre. Le temps des ruses tactiques et des opérations de communication est révolu. Nous n’avons plus le luxe de biaiser avec la démocratie. Plus qu’un changement de femmes et d’hommes, il faut une réorientation urgente et profonde de la politique que nous menons.
Depuis de longs mois, la Gauche populaire affirme que la lutte nécessaire contre le chômage ne justifie pas la politique purement idéologique de cadeaux fiscaux massifs et sans contreparties aux entreprises et que l’urgence est plutôt de réorienter la politique européenne pour sortir de l’austérité actuelle. Depuis de longs mois, la Gauche populaire considère que la gauche au pouvoir se détourne de sa mission si elle ne répond pas d’abord aux attentes des couches populaires et moyennes en matière de justice sociale et de pouvoir d’achat, à travers notamment une grande réforme fiscale redistributive.
Sans cette réorientation, nous ne réussirons pas le quinquennat.
Le Président et le gouvernement sont placés devant leurs responsabilités historiques. Mais nous prendrons également les notre, là où nous sommes. Sans réorientation réelle de la politique de la gauche au pouvoir, notre vote de confiance au futur gouvernement n’est pas aujourd’hui acquis.

