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  • Métropolitiques - Biodéchets : le tri à la source, et après ? Élisabeth Lehec - 11 décembre 2025

    Les communes incitent désormais la population à trier leurs déchets alimentaires. Selon la chercheuse Élisabeth Lehec, l’organisation collective pour les gérer est peu compatible avec une réduction des déchets sur le long terme.

    Fin 2024, une minorité de Français avait accès au tri à la source des biodéchets, selon Le Monde [1] ; près de la moitié de la population, selon l’Agence de la transition écologique (Ademe). Que le verre soit jugé à moitié vide ou à moitié plein, une nouvelle sémantique traverse la gestion des déchets, des ministères aux collectivités : le tri, qui était présenté comme une étape indispensable au recyclage dans les années 1990, est désormais évoqué comme une fin, une solution à laquelle les usagers doivent accéder. Ce glissement est le signe d’une préoccupation pour la baisse des tonnages pris en charge par les incinérateurs et les centres d’enfouissement ; mais il pourrait également être révélateur d’une difficulté des institutions à prendre en considération les ressources, matérielles ou immatérielles, contenues dans les biodéchets alimentaires des ménages [2]. Le service public de gestion des biodéchets semble peiner à se transformer en service de gestion de la ressource. Si l’on admet que le tri à la source ne saurait être une fin, de quoi est-il aujourd’hui et pourrait-il être, à l’avenir, le moyen ?

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  • Telos - Réduire la dette publique, c’est facile. Demandez aux Suédois. Charles Wyplosz

    Depuis des semaines, le Parlement débat du budget pour 2026. Des milliers d’amendements ont été déposés par les partis, couvrant tous les aspects de l’action de l’État, sauf un : le poids de la dette publique. Entretemps, les agences de notation ont dégradé la dette française et l’État doit payer plus cher pour emprunter. Cette déconnexion n’a rien d’original. Depuis des décennies, la dette est le dernier des soucis du monde politique français. Les efforts maladroits de Michel Barnier et de François Bayrou ont abrégé leur séjour à Matignon. En fait, c’est un problème très général. Dans tous les pays ou presque, les politiques veulent dépenser plus pour plaire à leur électorat, tout évitant d’augmenter les impôts sous peine de déplaire aux électeurs, sauf quand il s’agit de taxer les riches, trop peu nombreux pour changer les résultats des élections mais aussi pour fournir les recettes espérées. Tout ceci semble parfaitement naturel, mais c’est aussi la recette pour laisser la dette publique grimper inexorablement. La solution est bien connue : il faut encadrer le processus budgétaire avec des règles contraignantes.

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  • Telos - Cannabis: sortir des impasses par Aude de Castet, Vincent Caux, Florence de Massol ....

    La spirale de meurtres liés aux trafics a pris une ampleur inédite. Pourtant, le cannabis n’obéit pas exactement aux mêmes logiques économico-mafieuses que la cocaïne ou le fentanyl : 70% de la résine provient du Maroc. L’«herbe», qui représente environ un tiers de la consommation, vient d’Espagne, de France et des Pays-Bas. Ces productions agricoles sont souvent artisanales. Avec des saisies record (plus de 87 tonnes sur les deux derniers exercices), sa consommation annuelle est estimée en moyenne à près de 400 tonnes. Elle demeure une porte d’entrée vers d’autres addictions et son commerce, est une plateforme pour des grossistes qui se diversifient vers des marchés autrement plus dangereux : armes, traite, drogues dures.

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