La spirale de meurtres liés aux trafics a pris une ampleur inédite. Pourtant, le cannabis n’obéit pas exactement aux mêmes logiques économico-mafieuses que la cocaïne ou le fentanyl : 70% de la résine provient du Maroc. L’«herbe», qui représente environ un tiers de la consommation, vient d’Espagne, de France et des Pays-Bas. Ces productions agricoles sont souvent artisanales. Avec des saisies record (plus de 87 tonnes sur les deux derniers exercices), sa consommation annuelle est estimée en moyenne à près de 400 tonnes. Elle demeure une porte d’entrée vers d’autres addictions et son commerce, est une plateforme pour des grossistes qui se diversifient vers des marchés autrement plus dangereux : armes, traite, drogues dures.
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