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17/01/2017

Jean Gadrey - L’hypothèse de « la fin du travail » qui fonde le projet de revenu universel de Benoît Hamon est très contestable

Benoît Hamon fait une intéressante campagne. En particulier en se présentant comme un partisan du revenu universel ou revenu de base (RB par la suite). Je ne doute pas de la sincérité de ses convictions, mais l’hypothèse centrale qui fonde son projet, celle de la « fin du travail » (au sens de sa raréfaction) est très contestable s’agissant des prochaines décennies, et de surcroît peu compatible avec les exigences d’une transition écologique et sociale ambitieuse, qui est absolument vitale.....

UN MILLION D’EMPLOIS POUR LE CLIMAT EN CINQ ANS ?

Il faut donc résister à l’idée de la raréfaction inéluctable du travail, non pas d’abord pour des raisons idéologiques, au nom de la valeur travail, mais d’abord parce que pour réussir la transition écologique et sociale il va falloir beaucoup d’emplois de bonne qualité dans la période à venir. Les besoins sociaux légitimes sont légion, y compris dans les services du bien vivre, et la lutte contre le réchauffement climatique est urgente. Or elle n’a aucune chance de réussir si on n’y consacre pas des moyens financiers, matériels et humains très importants. C’est le sens d’un rapport inter-associatif qui vient juste d’être achevé et qui sera présenté à la presse le 12 janvier prochain sous le titre « Un million d’emplois pour le climat ». Il est cosigné notamment par Les Amis de la Terre, Attac, Alternatiba, le Réseau Action climat, la Confédération paysanne, Emmaüs, la Ligue des Droits de l’Homme, la FSU, Solidaires, le Collectif Roosevelt, etc.

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