Google Analytics Alternative

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/08/2016

Jean-Marie Harribey - Livres pour l’été (4) : l’économiste post-keynésien Hyman Minsky

L’économiste Hyman Misnky (1919-1996) fait partie du courant de pensée hétérodoxe appelé post-keynésien. L’un de ses principaux ouvrages « Stabiliser une économie instable », datant de 1986, vient d’être traduit très opportunément par l’Institut Veblen-Les Petits matins. J’en ai donné une présentation dans l’article « Minsky au milieu du gué ? » (dans le n° 10 de la revue Les Possibles, Été 2016). C’est un ouvrage théorique, mais sa densité ni sa longueur ne doivent pas rebuter, car il fait partie des rares ouvrages ayant cherché à comprendre le caractère instable intrinsèque de la finance capitaliste, écrit bien avant que n’éclate la crise de 2007-2008.
_______________
_______________

Minsky au milieu du gué ?

mardi 28 juin 2016, par Jean-Marie Harribey
 
Hyman Minsky (1919-1996) est l’un des économistes les plus importants du courant que l’on appelle « postkeynésien ». C’est un courant qui entend retrouver l’essentiel de la pensée de Keynes, parce que celle-ci fut dénaturée par les théoriciens néoclassiques d’après-guerre, tels Hicks, Samuelson ou Solow, qui avaient conçu un projet de « synthèse » impossible entre leur propre corpus et ce qu’ils pensaient assimilable de l’enseignement de Keynes. Les post-keynésiens ne doivent pas être confondus avec les néo-keynésiens – les plus connus sont Krugman et Stiglitz – qui sont critiques vis-à-vis des désastres occasionnés par les politiques néolibérales, mais qui n’ont pas entrepris une refonte théorique comme les postkenésiens. C’est à cette entreprise que s’attaque l’ouvrage déjà ancien de Minsky (1986), enfin traduit en français. Pourquoi, alors, laisse-t-il un goût d’inachevé ?
 
Lire la suite
____________________
____________________

18:04 Publié dans Réflexions | Tags : jean-marie harribey | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.