Alors que la prise de conscience écologique n’a jamais été aussi importante au regard de la multiplication des conséquences du dérèglement climatique dans le quotidien des Français, comment ces derniers la traduisent-ils en actes ? À travers une étude qualitative, Marie Gariazzo, directrice à L’ObSoCo, et Rozenn Nardin, responsable de la prospective sociétale à Citeo, font le récit d’une fatigue écologique qui s’installe parmi les personnes interrogées, tiraillées entre culpabilités, volonté de bien faire et contraintes économiques.
L’ObSoCo a mené pour Citeo une étude qualitative sur les pratiques environnementales des Français : vingt-trois entretiens et quatre réunions de groupe ont été conduits auprès de femmes et d’hommes, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de zone géographique différents. Nous avons souhaité exclure de cette étude les climatosceptiques, ainsi que les personnes très engagées en matière d’écologie. L’idée était de se concentrer sur ce que nous pourrions appeler le « ventre mou », en interrogeant des femmes et des hommes, avec des niveaux de préoccupation environnementale intermédiaires, qui mettent en place un ou plusieurs éco-gestes au quotidien.
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