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  • Gérard Grunberg - La gauche, Mélenchon et la démocratie

    En mai 2016, j’appelais dans ces colonnes Jean-Luc Mélenchon à prendre une position ferme sur la dérive dictatoriale du régime chaviste dirigé par Nicolas Maduro. Peu de temps auparavant, en effet, il voyait encore dans le Venezuela bolivarien une source d’inspiration et « l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste ». Chavez, affirmait-il, « n’a pas seulement fait progresser la condition humaine des Vénézuéliens, il a fait progresser d’une manière considérable la démocratie. C’est sans doute, ajoutait-il, sa contribution majeure à la lutte socialiste de notre siècle. » Exemple significatif à ses yeux de la supériorité de la démocratie chaviste sur nos vieux Etats de droit libéraux, Mélenchon, en 2012, citait en premier la création « des référendums révocatoires permettant de faire partir un député, un gouverneur (…) voire même le président de la République ».

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  • Telos - La primaire de la «gauche de gouvernement», un piège pour qui ? Gérard Grunberg

    Il y a de multiples raisons de saluer la décision du Parti socialiste d’organiser dans tous les cas une élection primaire présidentielle. Mais y voir seulement un coup machiavélique de François Hollande pour piéger ses adversaires au sein du Parti socialiste ne rend pas compte de toute l’histoire.

    Sans pouvoir affirmer que le sondage BVA pour Le Figaro, RTL et LCI paru le 17 juin, ait été à l’origine de la décision du pouvoir socialiste, il lui a fourni néanmoins deux arguments pour aller dans ce sens. Premier argument : invités à désigner le meilleur candidat socialiste à leurs yeux pour 2017, l’ensemble des personnes interrogées ont placé François Hollande en sixième position, avec 4%, derrière Macron, Mélenchon, Valls, Montebourg et Hulot. Dans ces conditions, il devenait de plus en plus difficile pour la direction du parti de refuser une primaire si le président sortant se représentait en 2017, d’autant que l’une des raisons données à ce refus était que François Hollande était le candidat socialiste le plus apte à rassembler le PS et la gauche.

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  • Telos - La société ouverte et ses ennemis, Gérard Grunberg

    Les événements tragiques de ces derniers jours nous apportent deux enseignements majeurs. Le premier est que le peuple français, soutenu par ceux qui partagent ses valeurs, et notamment les peuples occidentaux, s’est largement mobilisé pour la défense de la liberté, suivant ainsi Thucydide d’Athènes qui, il y a deux millénaires et demi, proclamait qu’ « il n’y a pas de bonheur sans liberté ni de liberté sans vaillance ». Cette prise de conscience collective de notre peuple face aux nouveaux assassinats perpétrés sur son sol montre son attachement à la valeur centrale de liberté et sa volonté de la défendre quand elle est attaquée.

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  • Telos - Il y a le feu dans la maison Europe, Gérard Grunberg

    Le Front national a manqué de peu de remporter l’élection législative partielle de la deuxième circonscription de l’Oise. Avec 48,6% des suffrages exprimés au second tour contre 26,6% au premier tour, sa candidate a presque doublé ses voix face à un candidat UMP sortant, passant de 7249 à 13190. Il s’agit là d’un phénomène électoral inédit et de première importance, même si certains voudront se rassurer en constatant que l’abstention a été de près des deux tiers des inscrits et que la personnalité du député sortant était très controversée. Au même moment, le co-président du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, soutenant l’un de ses proches, François Delapierre, qui avait traité « les 17 de l’Eurogroupe » de « salopards », précisant qu’il incluait bien le ministre de l’Economie et des Finances français dans ce nombre, estimait qu’il fallait appeler « un chat un chat et un salopard un salopard ». Surtout il accusait Pierre Moscovici d’avoir « un comportement de quelqu'un qui ne pense plus en français, qui pense dans la langue de la finance internationale ». Un relent des années Trente a alors empuanti notre atmosphère politique.

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  • Telos, Gérard Grunberg : L’aggiornamento socialiste, une nécessité absolue

    François Hollande, au cours de sa campagne présidentielle, avait insisté à juste titre sur la priorité à donner à la question de la compétitivité de l’économie française. Les décisions en demi-teinte qui devraient être annoncées aujourd’hui posent un certain nombre de questions. Pourquoi le président n’a-t-il pas traité ce problème dès le début de son septennat en en faisant la priorité absolue ? Pourquoi n’a-t-il pas accepté, comme le regrettent à juste titre Philippe Aghion, Gilbert Cette et Elie Cohen dans les Echos, de rompre avec la stratégie keynésienne de la demande et d’opter clairement pour une stratégie de l’offre que les social-démocraties de l’Europe du nord ont adoptée et appliqué avec un certain succès ? La réponse à cette question ne doit pas être recherchée dans le manque de lucidité ou de courage du président mais dans l’idéologie  du Parti socialiste.

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