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03/12/2016

Benoît Hamon, invité politique de la Matinale Info

L'actualité des socialistes du 25 novembre au 1er décembre

A LA UNE : HOLLANDE

Le Monde - Ces séquences-clés du quinquennat qui ont empêché François Hollande de se représenter

Inversion de la courbe du chômage, déchéance de nationalité, loi travail… En quatre ans, la cote de popularité du chef de l’Etat n’a cessé de s’étioler.

Une allocution d’une dizaine de minutes, puis une petite phrase pour lever les ambiguïtés. Peu après 20 heures, jeudi 1er décembre, depuis l’Elysée, François Hollande a annoncé sa décision de ne pas se représenter à l’issue de son premier mandat et laissera donc à d’autres la course à la présidentielle de 2017. Retour sur quelques-unes des promesses, projets ou séquences-clés du quinquennat qui ont fragilisé le chef de l’Etat, tout à la fois dans son rapport aux Français et dans ses relations avec son propre camp politique, contribuant à son empêchement
 

Le président de la République a annoncé jeudi soir qu'il renonçait à se porter candidat sa réélection, tout en défendant son bilan. On a trouvé des failles.

Soixante : c'est le nombre d'engagements destinées à "redresser" et "rassembler la France", qui figuraient dans le programme du candidat Hollande lors de la campagne présidentielle 2012. Alors que le chef de l'Etat a annoncé, jeudi 1er décembre, qu'il ne se portera pas candidat à un second mandat, retour sur cinq promesses qui n'ont pas été tenues au cours de ce quinquennat

Libé - Récit : François Hollande, six jours pour déclarer forfait

Réunions parallèles, interviews choc, phrases assassines, déluge de SMS et mystère persistant : la dernière semaine avant l’allocution du Président aura été marquée par un épais brouillard.

Le jour d’après. Au lendemain du renoncement historique de François Hollande, en direct à la télévision devant près de 15 millions de Français, la gauche est sonnée. «Même ceux qui n’avaient pas l’intention de voter pour lui se retrouvent orphelins», confie un député PS. Retour sur une semaine qui a tout changé

 
Ce jeudi 1 décembre à 19 heures, lorsque l'annonce d'une allocution présidentielle tombe, c'est la panique à Matignon. Et pour cause, Manuel Valls a tout fait pour que rien ne filtre des discussions qu'il a eues, lundi, avec le chef de l'Etat. A 20h10, une fois actée l'annonce de la non-candidature de François Hollande, la machine Valls est lancée. Récit.
 
 
Désigné comme l'adversaire « sans visage » à combattre, le monde de la finance n'aura finalement pas été inquiété outre mesure durant le mandat de François Hollande, qui ne se représentera donc pas une seconde fois à l'élection présidentielle. Il est bien loin ce soir de janvier 2012, à l'aéroport du Bourget, lors duquel le candidat Hollande a réussi à créer un élan d'enthousiasme à gauche pour la présidentielle qui se profilait.
 

François Hollande a finalement jeté l’éponge, comme le lui conseillaient ses plus proches, ceux qui lui veulent du bien. Le coup de pression de Valls a fait le reste. Récit des derniers jours.

Il avait des hauts et des bas, des périodes où il se disait "c’est jouable" et d’autres où il confiait à des rares proches "je vais renoncer". François Hollande flanchait et puis, il se remettait à y croire. Il y a quelques jours à peine, le président demandait encore : "Tu as des idées pour la suite ?" ou "Tu penses que je dois dire quoi pour me présenter ?". Et il écoutait, celles et ceux qui lui conseillaient de "regretter la déchéance de la nationalité", de reconnaître "des erreurs", voire "des échecs".

 
Alors que cela faisait plusieurs semaines que Manuel Valls menait une campagne médiatique, et militait en coulisses, pour convaincre François Hollande de ne pas se représenter, le Premier ministre a désormais la lourde tâche de rassembler son camp, et de défendre le bilan du quinquennat, qui est également le sien. Et pour l'ambitieux, rien n'est gagné. Première étape : remporter la primaire face aux autres candidats de gauche...
 
 
Dix minutes pour défendre son bilan. A défaut de lancer une nouvelle candidature, l'allocution de renoncement de François Hollande jeudi soir a permis à ce dernier de faire un long plaidoyer pour la politique menée durant son quinquennat. Assez étrangement, le deuxième président de gauche de la Ve République n'a pas attaqué sur ses mesures sociales, mais sur son bilan en matière de finances publiques : « Aujourd'hui, au moment où je m'exprime, les comptes publics sont assainis, la Sécurité sociale est à l'équilibre et la dette du pays a été préservée », a-t-il expliqué.
 
 
En renonçant à se représenter, le chef de l’Etat libère potentiellement l’espace en faveur d’une figure plus à même de qualifier la gauche au second tour.
 
Une première dans l’histoire de la Ve République. En annonçant jeudi soir depuis l’Elysée qu’il ne tentera pas de briguer un second mandat, François Hollande a pris de court jusqu’à ses plus proches. Et mis fin à une période d’incertitude dans laquelle on a frôlé la crise de régime au sommet de l’Etat - Manuel Valls ayant manifesté son impatience et s’étant livré ces dernières semaines à une stratégie d’empêchement qui a braqué, à raison, nombre de hollandais. Les vallsistes ont évoqué une «dissuasion nucléaire», elle aura contribué à gréver, depuis Matignon, la capacité même du président sortant à se représenter.
 
 
Le président de la République renonce à briguer un second mandat. Les vraies raisons d’un fiasco inédit.
 
Le jongleur a perdu la main. Le contorsionniste a l'échine raide. Le funambule a fait un pas de côté. D'une voix étranglée, François Hollande a renoncé à briguer sa propre succession à l'Elysée. Le petit monde du cirque médiatique n'en croit pas ses yeux.
 
Le Monde - Après l’annonce de Hollande, une primaire de la gauche en lévitation

En annonçant qu’il ne briguerait pas un second mandat, François Hollande laisse la gauche, à sept semaines du premier tour de la primaire, se disputer sa succession.

A peine dissipé l’effet du choc Hollande, la politique ne va pas tarder à reprendre ses droits à gauche. La décision du chef de l’Etat de ne pas se représenter ouvre une brèche – un gouffre ? – pour toutes les ambitions présidentielles au Parti socialiste. Et elles sont nombreuses. A commencer par Manuel Valls, qui apparaît comme le successeur légitime en tant que chef de la majorité. François Hollande ne l’avait-il pas lui-même adoubé dans le livre Un président ne devrait pas dire ça…, des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme ?
 
 
Les uns sont candidats à la primaire de la gauche, en orbite autour du PS. Les autres suivent leur trajectoire propre. Comment s'y retrouver dans cette nébuleuse ?
 

François Hollande ne sera pas candidat en 2017. La voie est libre pour le Premier ministre, Manuel Valls, qui pourrait annoncer sa candidature dès samedi à la grande convention nationale de la Belle alliance populaire. La primaire socialiste se tient fin janvier.

LA COMMUNE

Le Monde - L’Assemblée réhabilite les communards victimes de la répression

Durant cette insurrection populaire, en 1871, entre 10 000 et 20 000 personnes ont été exécutées par les forces loyales au gouvernement d’Adolphe Thiers.

A l’initiative des socialistes et au grand dam de la droite, l’Assemblée nationale a voté dans la soirée du mardi 29 novembre soir un texte proclamant la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris.
 
REVENU UNIVERSEL
 
 
Alors que la France dispose de nombreux mécanismes de transferts sociaux, un revenu universel permettrait-il de lutter plus efficacement contre la pauvreté ? Il faudrait pour cela qu’il soit d’un niveau élevé et qu’il s’ajoute aux dispositifs actuels de protection sociale. Cela pose pour Clément Cadoret la question de sa faisabilité financière et politique.
 

L’allocation, d’un montant de 750 euros, remplacerait tous les minima sociaux.

Il s’agit peut-être d’une des idées de réforme sur laquelle la gauche et la droite s’affronteront durant la campagne présidentielle. Défendue par la fondation Terra Nova dans un rapport rendu public mercredi 30 novembre, elle consiste à fusionner les minima sociaux en une seule prestation. Le but d’un tel dispositif est de « permettre aux personnes de vivre décemment » lorsqu’elles traversent des « difficultés ». Une proposition, synonyme de chambardement dans les politiques de solidarité, dont s’est emparé le PS, puisqu’elle figure dans ses « cahiers de la présidentielle », dévoilés mardi.
 
ETAT SOCIAL
 

29 novembre 2016 - Protection sociale, aide à la consommation des ménages, offre de services publics de qualité pour tous : l’État social a encore de beaux jours devant lui. Par Christophe Ramaux, économiste, maître de conférences à l’université Paris I. Extrait de l’ouvrage « Que faire contre les inégalités ? ».

2017

Le Monde - Le PS ébauche un programme pour 2017

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, devait présenter mardi le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », une plate-forme de propositions édictée par la majorité du PS.

A défaut d’avoir un candidat, le Parti socialiste tente d’avoir un début de programme pour l’élection présidentielle. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire de la rue de Solférino, devait présenter, mardi 29 novembre, le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », publiés par le PS depuis septembre.
 
 
Dans le brouillard entourant une majorité dans l’attente de savoir si Hollande repart, le patron du PS a présenté mardi la somme des «cahiers de la présidentielle» de son parti. «Vingt défis» censés engager le candidat qui sortira de la primaire à gauche.
 
PRIMAIRE
 
 
La primaire organisée par le PS aura bien lieu: le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis a voulu couper court aux spéculations, au moment où des proches de François Hollande mettent en doute l’intérêt du chef de l’Etat d’y participer.
 

Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis espèrent qu’une forte participation à la primaire incitera les candidats isolés à soutenir le gagnant, pour éviter la débâcle au premier tour.

Six candidats à la primaire ; six autres « autonomes » : la gauche part plus divisée que jamais dans la course à la présidentielle. Alors que la droite affiche une posture de rassemblement après une primaire réussie, qui a désigné François Fillon, certaines voix s’élèvent dans le camp opposé pour promouvoir le scrutin organisé par la Belle Alliance populaire (PS et écologistes). Et éviter une élimination dès le premier tour de l’élection présidentielle.
 
 
Ce mardi, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a mis un terme au psychodrame Hollande-Valls autour de la Primaire du PS. Il y aura Primaire. Et Hollande et Valls ne seront pas candidats l'un contre l'autre. Désormais, c'est le PS qui joue sa survie, contre Hollande et Valls.
 

Une primaire ouverte à la gauche de gouvernement sera organisée en janvier par le PS et quelques micropartis alliés. Six candidats sont déjà déclarés

CHRISTIAN PAUL

Le Figaro - Primaire à gauche : Christian Paul rallie Arnaud Montebourg

Le chef de file des frondeurs, qui espère rassembler l'ensemble de l'aile gauche derrière son champion, va désormais travailler à lutter contre la «multiplication des candidatures» qui «affaiblissent» selon lui sa démarche.

LCI - Présidentielle 2017 : pour le député frondeur Christian Paul, François Hollande "ne rassemble plus"

En annonçant sa possible candidature à la primaire de la gauche face à François Hollande, Manuel Valls a semé la pagaille au sein du gouvernement, et accentué la pression sur François Hollande. Alors qu'il doit annoncer s'il se présentera à l'élection dans les prochains jours, le président fait désormais l'objet de nombreux doutes dans son camp comme à droite. Pour Christian Paul, député frondeur de la Nièvre invité d'Yves Calvi, il n'est plus l'homme de la situation.

MONTEBOURG

L'Obs - Coucou, revoilà Montebourg !

Et Montebourg sortit enfin de son silence. Depuis plusieurs semaines, on ne l’entendait plus. Lui qui avait pourtant lancé sa campagne tambour battant. Dès avant l'été, lors de sa traditionnelle ascension du mont Beuvray, il déclamait sa vision des choses. François Hollande ?

"Je vois un système politique discrédité, incapable de prendre les décisions courageuses qui rehaussent, relancent et redressent la France."

AUBRY

Libé - A Bondy, un «carrefour des gauches» en quête de direction

Martine Aubry et ses soutiens ont réuni autour d’eux ce samedi en Seine-Saint-Denis une gauche plurielle avec Anne Hidalgo et Christiane Taubira en têtes d’affiche. Contre les «gauches irréconciliables» de Valls mais en épargnant Hollande.

HAMON

Atlantico, le 20 novembre - Benoît Hamon : "Emmanuel Macron sait pertinemment qu'il défend à peu de choses près la même vision que François Hollande ou Manuel Valls"

Quinquennat de François Hollande, candidature d'Emmanuel Macron, concurrence d'Arnaud Montebourg, etc. Candidat à la primaire de la gauche pour la présidentielle de 2017, Benoît Hamon revient pour Atlantico sur l'actualité politique de la gauche... mais aussi de la droit

LIENEMANN

Europe 1 - Lienemann (PS) : "Hollande nous entraîne dans une chienlit alarmante"

Marie-Noëlle Lienemann ne veut pas d’une candidature de François Hollande à sa propre succession en 2017. "Il ne doit pas se représenter, il va dans une impasse. Plus il attend, plus il essaye de contourner l’obstacle et plus il abîme son image. Mais en plus, il nous entraîne tous dans une confusion, dans une chienlit qui est alarmante", a déclaré la sénatrice socialiste, candidate à la primaire de la gauche, interrogée mercredi soir au Club de la presse d’Europe 1.

LE FOLL

Les Echos - Stéphane Le Foll : «La primaire à gauche ne sert à rien si c’est pour refaire l’histoire du quinquennat»

Le porte-parole du gouvernement, très proche de François Hollande, réagit pour « Les Echos » aux divisions à gauche. « On a atteint la limite de ce qui peut être supportable. Il faut retrouver un peu d’apaisement », lance-t-il.

SONDAGES

Le Point - Primaire de la gauche : Valls et Montebourg préférés à Hollande

Deux tiers des sondés préféreraient voir désigné Arnaud Montebourg (66 %) plutôt que François Hollande (24 %) pour représenter la gauche.

CHOMAGE

Altereco - Le chômage baisse, la qualité de l’emploi aussi

Baissera ? Baissera pas ? Tous les mois, les projecteurs sont braqués sur la courbe du chômage. Et c’est le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A qui retient toute l’attention, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas du tout travaillé dans le mois précédent. Et ça fait deux mois coup sur coup que la ministre du Travail Myriam El Khomri a le sourire : le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a diminué de 27 800 entre août et octobre (– 2,8 % sur un an). Au total, ils n’étaient plus « que » 3 478 000 en France métropolitaine.

CASTRO
 
 
Le dirigeant cubain est mort ce vendredi 25 novembre à l'âge de 90 ans. Mais la Révolution cubaine, dont Fidel Castro s’était proclamé "Lider Massimo", était morte avant lui
 
Libé - Je me souviens : INFIDEL, par Romain Goupil
 
.... En France, nous avons longtemps considéré Castro comme un «bon dictateur». J’ai été con de l’avoir soutenu à l’époque, mais ceux qui le pleurent aujourd’hui sont encore mille fois plus cons.
 
Télérama - Qui était Fidel Castro ? Il faut relire ce qu'en disaient Sartre, Aron et Debray
 
Les trois intellectuels français ont chacun fait le voyage à Cuba dans les années 60. Entre fascination (Sartre), distanciation (Aron) et immersion auprès du Che (Debray), leurs récits disent l'ambiguité du personnage qu'était le lider maximo.

VALLS

Le JDD - Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"

Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"INTERVIEW - Manuel Valls accentue la pression sur François Hollande dans une interview au JDD dimanche. Il n'exclut plus désormais d'être candidat contre lui à la primaire de la gauche. Extraits

La primaire de gauche ne risque-t-elle pas de faire pâle figure après le succès de la primaire de droite?

Pas si nous sommes capables collectivement de créer une dynamique, d'apporter du fond, une vision et de répondre à l'enjeu de l'incarnation. C'est le seul moyen de créer un engouement, de redonner de la fierté et de l'espoir. J'ai confiance en Jean-Christophe Cambadélis et le Parti socialiste pour l'organiser. Et j'appelle les millions d'électeurs de gauche à y participer.

Libé - Manuel Valls, un Premier ministre ne devrait pas dire ça

Dans un entretien au «Journal du Dimanche» ce 27 novembre, le chef de l'exécutif dévoile de plus en plus ses ambitions présidentielles.

Pousser le bouchon toujours plus loin, quitte à déclencher au sommet de l’Etat une crise institutionnelle d’une nature inédite. Un président sortant se soumettant à une primaire ouverte pour briguer un second mandat, l’affaire était déjà singulière. Et voilà que son Premier ministre, mis en orbite par le président de l’Assemblée nationale, laisse prospérer l’idée qu’il pourrait lui-même concourir contre lui. Contre le président qu’il affirme à longueur de temps servir avec «loyauté» depuis Matignon…

Le Point - Primaire de la gauche : Valls va-t-il renverser la table ?

Le Premier ministre affirme qu'il n'exclut plus de se présenter même contre Hollande. Une déclaration d'indépendance qui laisse sourde Najat Vallaud-Belkacem.

François Hollande doit bientôt sortir du silence sur ses intentions pour 2017. Mais son Premier ministre n'a pas l'intention de se contenter de s'incliner devant la décision présidentielle. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Manuel Valls a laissé entendre qu'il n'excluait pas complètement de faire partie des candidats à la primaire de la gauche, six ans après sa défaite au précédent scrutin, où il était arrivé en cinquième position avec 5,6 % des voix.

Le Monde - Pourtant « bien tenté », Manuel Valls ne cède pas à la tentation

Le premier ministre, en visite vendredi à Rouen, a refusé de dire s’il serait ou non candidat à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle.

Un premier ministre ne devrait pas dire ça… Manuel Valls le « loyal » ne veut pas que François Hollande soit candidat à un nouveau mandat, cela fait de moins en moins de doute. Mais le chef du gouvernement, s’il s’estime mieux placé que le président de la République pour concourir en 2017, n’ose pas non plus passer pour Brutus, après avoir tant reproché à Emmanuel Macron de l’être depuis la rentrée. Alors il persiste dans son travail de sape indirect, désormais quotidien, contre le chef de l’Etat. Au risque de lasser et, à la fin, d’échouer.

02/12/2016

L'actualité des socialistes du 25 novembre au 1er décembre

A LA UNE : HOLLANDE

Le Monde - Après l’annonce de Hollande, une primaire de la gauche en lévitation

En annonçant qu’il ne briguerait pas un second mandat, François Hollande laisse la gauche, à sept semaines du premier tour de la primaire, se disputer sa succession.

A peine dissipé l’effet du choc Hollande, la politique ne va pas tarder à reprendre ses droits à gauche. La décision du chef de l’Etat de ne pas se représenter ouvre une brèche – un gouffre ? – pour toutes les ambitions présidentielles au Parti socialiste. Et elles sont nombreuses. A commencer par Manuel Valls, qui apparaît comme le successeur légitime en tant que chef de la majorité. François Hollande ne l’avait-il pas lui-même adoubé dans le livre Un président ne devrait pas dire ça…, des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme ?
 
 
Les uns sont candidats à la primaire de la gauche, en orbite autour du PS. Les autres suivent leur trajectoire propre. Comment s'y retrouver dans cette nébuleuse ?
 

François Hollande ne sera pas candidat en 2017. La voie est libre pour le Premier ministre, Manuel Valls, qui pourrait annoncer sa candidature dès samedi à la grande convention nationale de la Belle alliance populaire. La primaire socialiste se tient fin janvier.

LA COMMUNE

Le Monde - L’Assemblée réhabilite les communards victimes de la répression

Durant cette insurrection populaire, en 1871, entre 10 000 et 20 000 personnes ont été exécutées par les forces loyales au gouvernement d’Adolphe Thiers.

A l’initiative des socialistes et au grand dam de la droite, l’Assemblée nationale a voté dans la soirée du mardi 29 novembre soir un texte proclamant la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris.
 
REVENU UNIVERSEL
 
 
Alors que la France dispose de nombreux mécanismes de transferts sociaux, un revenu universel permettrait-il de lutter plus efficacement contre la pauvreté ? Il faudrait pour cela qu’il soit d’un niveau élevé et qu’il s’ajoute aux dispositifs actuels de protection sociale. Cela pose pour Clément Cadoret la question de sa faisabilité financière et politique.
 

L’allocation, d’un montant de 750 euros, remplacerait tous les minima sociaux.

Il s’agit peut-être d’une des idées de réforme sur laquelle la gauche et la droite s’affronteront durant la campagne présidentielle. Défendue par la fondation Terra Nova dans un rapport rendu public mercredi 30 novembre, elle consiste à fusionner les minima sociaux en une seule prestation. Le but d’un tel dispositif est de « permettre aux personnes de vivre décemment » lorsqu’elles traversent des « difficultés ». Une proposition, synonyme de chambardement dans les politiques de solidarité, dont s’est emparé le PS, puisqu’elle figure dans ses « cahiers de la présidentielle », dévoilés mardi.
 
ETAT SOCIAL
 

29 novembre 2016 - Protection sociale, aide à la consommation des ménages, offre de services publics de qualité pour tous : l’État social a encore de beaux jours devant lui. Par Christophe Ramaux, économiste, maître de conférences à l’université Paris I. Extrait de l’ouvrage « Que faire contre les inégalités ? ».

2017

Le Monde - Le PS ébauche un programme pour 2017

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, devait présenter mardi le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », une plate-forme de propositions édictée par la majorité du PS.

A défaut d’avoir un candidat, le Parti socialiste tente d’avoir un début de programme pour l’élection présidentielle. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire de la rue de Solférino, devait présenter, mardi 29 novembre, le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », publiés par le PS depuis septembre.
 
 
Dans le brouillard entourant une majorité dans l’attente de savoir si Hollande repart, le patron du PS a présenté mardi la somme des «cahiers de la présidentielle» de son parti. «Vingt défis» censés engager le candidat qui sortira de la primaire à gauche.
 
PRIMAIRE
 
 
La primaire organisée par le PS aura bien lieu: le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis a voulu couper court aux spéculations, au moment où des proches de François Hollande mettent en doute l’intérêt du chef de l’Etat d’y participer.
 

Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis espèrent qu’une forte participation à la primaire incitera les candidats isolés à soutenir le gagnant, pour éviter la débâcle au premier tour.

Six candidats à la primaire ; six autres « autonomes » : la gauche part plus divisée que jamais dans la course à la présidentielle. Alors que la droite affiche une posture de rassemblement après une primaire réussie, qui a désigné François Fillon, certaines voix s’élèvent dans le camp opposé pour promouvoir le scrutin organisé par la Belle Alliance populaire (PS et écologistes). Et éviter une élimination dès le premier tour de l’élection présidentielle.
 
 
Ce mardi, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a mis un terme au psychodrame Hollande-Valls autour de la Primaire du PS. Il y aura Primaire. Et Hollande et Valls ne seront pas candidats l'un contre l'autre. Désormais, c'est le PS qui joue sa survie, contre Hollande et Valls.
 

Une primaire ouverte à la gauche de gouvernement sera organisée en janvier par le PS et quelques micropartis alliés. Six candidats sont déjà déclarés

CHRISTIAN PAUL

Le Figaro - Primaire à gauche : Christian Paul rallie Arnaud Montebourg

Le chef de file des frondeurs, qui espère rassembler l'ensemble de l'aile gauche derrière son champion, va désormais travailler à lutter contre la «multiplication des candidatures» qui «affaiblissent» selon lui sa démarche.

LCI - Présidentielle 2017 : pour le député frondeur Christian Paul, François Hollande "ne rassemble plus"

En annonçant sa possible candidature à la primaire de la gauche face à François Hollande, Manuel Valls a semé la pagaille au sein du gouvernement, et accentué la pression sur François Hollande. Alors qu'il doit annoncer s'il se présentera à l'élection dans les prochains jours, le président fait désormais l'objet de nombreux doutes dans son camp comme à droite. Pour Christian Paul, député frondeur de la Nièvre invité d'Yves Calvi, il n'est plus l'homme de la situation.

MONTEBOURG

L'Obs - Coucou, revoilà Montebourg !

Et Montebourg sortit enfin de son silence. Depuis plusieurs semaines, on ne l’entendait plus. Lui qui avait pourtant lancé sa campagne tambour battant. Dès avant l'été, lors de sa traditionnelle ascension du mont Beuvray, il déclamait sa vision des choses. François Hollande ?

"Je vois un système politique discrédité, incapable de prendre les décisions courageuses qui rehaussent, relancent et redressent la France."

AUBRY

Libé - A Bondy, un «carrefour des gauches» en quête de direction

Martine Aubry et ses soutiens ont réuni autour d’eux ce samedi en Seine-Saint-Denis une gauche plurielle avec Anne Hidalgo et Christiane Taubira en têtes d’affiche. Contre les «gauches irréconciliables» de Valls mais en épargnant Hollande.

HAMON

Atlantico, le 20 novembre - Benoît Hamon : "Emmanuel Macron sait pertinemment qu'il défend à peu de choses près la même vision que François Hollande ou Manuel Valls"

Quinquennat de François Hollande, candidature d'Emmanuel Macron, concurrence d'Arnaud Montebourg, etc. Candidat à la primaire de la gauche pour la présidentielle de 2017, Benoît Hamon revient pour Atlantico sur l'actualité politique de la gauche... mais aussi de la droit

LIENEMANN

Europe 1 - Lienemann (PS) : "Hollande nous entraîne dans une chienlit alarmante"

Marie-Noëlle Lienemann ne veut pas d’une candidature de François Hollande à sa propre succession en 2017. "Il ne doit pas se représenter, il va dans une impasse. Plus il attend, plus il essaye de contourner l’obstacle et plus il abîme son image. Mais en plus, il nous entraîne tous dans une confusion, dans une chienlit qui est alarmante", a déclaré la sénatrice socialiste, candidate à la primaire de la gauche, interrogée mercredi soir au Club de la presse d’Europe 1.

LE FOLL

Les Echos - Stéphane Le Foll : «La primaire à gauche ne sert à rien si c’est pour refaire l’histoire du quinquennat»

Le porte-parole du gouvernement, très proche de François Hollande, réagit pour « Les Echos » aux divisions à gauche. « On a atteint la limite de ce qui peut être supportable. Il faut retrouver un peu d’apaisement », lance-t-il.

SONDAGES

Le Point - Primaire de la gauche : Valls et Montebourg préférés à Hollande

Deux tiers des sondés préféreraient voir désigné Arnaud Montebourg (66 %) plutôt que François Hollande (24 %) pour représenter la gauche.

CHOMAGE

Altereco - Le chômage baisse, la qualité de l’emploi aussi

Baissera ? Baissera pas ? Tous les mois, les projecteurs sont braqués sur la courbe du chômage. Et c’est le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A qui retient toute l’attention, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas du tout travaillé dans le mois précédent. Et ça fait deux mois coup sur coup que la ministre du Travail Myriam El Khomri a le sourire : le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a diminué de 27 800 entre août et octobre (– 2,8 % sur un an). Au total, ils n’étaient plus « que » 3 478 000 en France métropolitaine.

CASTRO
 
 
Le dirigeant cubain est mort ce vendredi 25 novembre à l'âge de 90 ans. Mais la Révolution cubaine, dont Fidel Castro s’était proclamé "Lider Massimo", était morte avant lui
 
Libé - Je me souviens : INFIDEL, par Romain Goupil
 
.... En France, nous avons longtemps considéré Castro comme un «bon dictateur». J’ai été con de l’avoir soutenu à l’époque, mais ceux qui le pleurent aujourd’hui sont encore mille fois plus cons.
 
Télérama - Qui était Fidel Castro ? Il faut relire ce qu'en disaient Sartre, Aron et Debray
 
Les trois intellectuels français ont chacun fait le voyage à Cuba dans les années 60. Entre fascination (Sartre), distanciation (Aron) et immersion auprès du Che (Debray), leurs récits disent l'ambiguité du personnage qu'était le lider maximo.

VALLS

Le JDD - Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"

Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"INTERVIEW - Manuel Valls accentue la pression sur François Hollande dans une interview au JDD dimanche. Il n'exclut plus désormais d'être candidat contre lui à la primaire de la gauche. Extraits

La primaire de gauche ne risque-t-elle pas de faire pâle figure après le succès de la primaire de droite?

Pas si nous sommes capables collectivement de créer une dynamique, d'apporter du fond, une vision et de répondre à l'enjeu de l'incarnation. C'est le seul moyen de créer un engouement, de redonner de la fierté et de l'espoir. J'ai confiance en Jean-Christophe Cambadélis et le Parti socialiste pour l'organiser. Et j'appelle les millions d'électeurs de gauche à y participer.

Libé - Manuel Valls, un Premier ministre ne devrait pas dire ça

Dans un entretien au «Journal du Dimanche» ce 27 novembre, le chef de l'exécutif dévoile de plus en plus ses ambitions présidentielles.

Pousser le bouchon toujours plus loin, quitte à déclencher au sommet de l’Etat une crise institutionnelle d’une nature inédite. Un président sortant se soumettant à une primaire ouverte pour briguer un second mandat, l’affaire était déjà singulière. Et voilà que son Premier ministre, mis en orbite par le président de l’Assemblée nationale, laisse prospérer l’idée qu’il pourrait lui-même concourir contre lui. Contre le président qu’il affirme à longueur de temps servir avec «loyauté» depuis Matignon…

Le Point - Primaire de la gauche : Valls va-t-il renverser la table ?

Le Premier ministre affirme qu'il n'exclut plus de se présenter même contre Hollande. Une déclaration d'indépendance qui laisse sourde Najat Vallaud-Belkacem.

François Hollande doit bientôt sortir du silence sur ses intentions pour 2017. Mais son Premier ministre n'a pas l'intention de se contenter de s'incliner devant la décision présidentielle. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Manuel Valls a laissé entendre qu'il n'excluait pas complètement de faire partie des candidats à la primaire de la gauche, six ans après sa défaite au précédent scrutin, où il était arrivé en cinquième position avec 5,6 % des voix.

Le Monde - Pourtant « bien tenté », Manuel Valls ne cède pas à la tentation

Le premier ministre, en visite vendredi à Rouen, a refusé de dire s’il serait ou non candidat à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle.

Un premier ministre ne devrait pas dire ça… Manuel Valls le « loyal » ne veut pas que François Hollande soit candidat à un nouveau mandat, cela fait de moins en moins de doute. Mais le chef du gouvernement, s’il s’estime mieux placé que le président de la République pour concourir en 2017, n’ose pas non plus passer pour Brutus, après avoir tant reproché à Emmanuel Macron de l’être depuis la rentrée. Alors il persiste dans son travail de sape indirect, désormais quotidien, contre le chef de l’Etat. Au risque de lasser et, à la fin, d’échouer.

27/11/2016

Anne Roumanoff : Benoit Hamon vs Karine la Roumanoff


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26/11/2016

Léa Lando : le prénom Benoît


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Chris Delandes : Benoît Hamon, le Charles Berling de la gauche


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21/11/2016

Benoît Hamon : "Il y a une droite qui ne s'excuse pas d'être de droite"


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10/11/2016

L'actualité des socialistes du 28 octobre au 3 novembre

A LA UNE : ALAIN TOURAINE

Bibliobs - Alain Touraine, cet optimiste qui veut réconcilier Manuel Valls et Nuit debout

Dans son dernier essai, le sociologue dénonce le gauchisme autant que le capitalisme rentier. Et rêve d'un projet moderniste.

« Le Nouveau Siècle politique», le dernier livre d'Alain Touraine, est une analyse en forme de plaidoyer. Le sociologue appartient aux fondateurs de la sociologie française de l'après-guerre, issue d'un savant mélange d'excellence académique, d'immersion sur le terrain et de fréquentation de la sociologie américaine. A 91 ans, il rappelle que sa génération a toujours son mot à dire sur les évolutions contemporaines.

LAURENT BOUVET

Le Figaro - La gauche survivra-t-elle à François Hollande ?

Avec 4% d'opinions favorables, François Hollande chute lourdement dans les sondages. Pour Laurent Bouvet, le président de la République a précipité dans l'abîme toute la gauche française de gouvernement.

FIGAROVOX. - Avec 4% d'opinions favorables, le chef de l'État est en passe de redevenir «Monsieur 3%», comme en 2011. Au-delà du personnage de François Hollande, que dit ce chiffre sans précédent sur l'état de la gauche de gouvernement?

Laurent BOUVET. - Le fait que François Hollande, président de la République, soit quasiment redescendu au score dans l'opinion qui était le sien avant qu'il devienne le favori pour la présidentielle en 2011 - c'est-à-dire avant la sortie de la course de Dominique Strauss-Kahn en mai à New York - est un symbole très fort de ce qu'il a fait de la responsabilité que lui ont confié les Français. Le sentiment de gâchis, à gauche, et sans doute au-delà, est terrible. Et évidemment, il a précipité avec lui dans l'abîme, même s'il n'en est assurément pas le seul responsable, toute la gauche de gouvernement française. Il a sans doute aussi achevé le PS tel qu'il était jusqu'ici et dont il a été le premier secrétaire pendant 11 ans.

PAUL ALLIES

Paul Alliès- Les limites des Primaires

Le débat en cours sur et dans la Primaire de la Droite porte sur leurs limites politiques: doivent-elles aller jusqu'à l'électorat de gauche et de l'extrême-droite ? Ce faisant ce débat occulte un autre type de limite, celle sociale, de la population qui s'intéresse à elle et y participe.
 
La polémique sur l'espace politique est assez vaine. Les Primaires ouvertes partent du principe qu'elles ne sauraient se fonder sur une discrimination idéologique quelconque. Tous les citoyens inscrits sur les listes électorales (et parfois quelques autres catégories) peuvent librement y participer. Les partis organisateurs ont trouvé une formule pour limiter les risques de leur instrumentalisation par leurs adversaires. C'est la déclaration de principe préalable au vote lui-même par laquelle l'électeur dit partager "les valeurs républicaines de la droite et du centre" ou se reconnaitre "dans les valeurs de la Gauche et des écologistes" (formulation officielle des deux Primaires de 2016).
 
SONDAGE
 
 
Selon notre sondage Kantar Sofres OnePoint pour Le Figaro, LCI et RTL, François Hollande est éliminé dans tous les cas de figure dès le premier tour de la présidentielle, systématiquement devancé par les candidats de la droite et du FN, mais aussi par Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Manuel Valls, quant à lui, ne fait pas mieux que le chef de l'État.
 
RASSEMBLEMENT
 
 
Valls, Le Foll ou encore Cambadélis ont appelé leur famille politique à ne pas se diviser. Le refrain pourrait s’entendre si l’exécutif n’était pas le premier responsable de cet éclatement de la gauche à quelques mois de la présidentielle.
 
MARIANNE
 
 
Il a vu partir sa sœur pour les terres de l’Etat islamique (EI) et, après deux années de silence, Amine Elbahi prend la parole pour dire cette colère que la République n’a pas su ou pas pu retenir. Bonne élève, elle s’ennuyait à la faculté de droit et a choisi la radicalisation. Pourquoi Marianne n’a-t-elle pas su ou pas pu la retenir? La panne de l’ascenseur social, les barrières à franchir quand on vient des «quartiers» et que l’on porte un nom qui dit que l’on n’est pas «gaulois», la volonté de dénoncer clairement ou subrepticement «eux» par rapport à «nous», comme le soulignent Karim Amellal et Béligh Nabli ? Tout cela y concourt. L’EI mène une offensive idéologique violente et les valeurs de la République se trouvent menacées. Amine Elbahi, 20 ans, va dans les écoles expliquer aux enfants et adolescents les raisons pour lesquelles il faut aujourd’hui se battre pour défendre la liberté, l’égalité et la fraternité, auxquelles Karim Amellal et Béligh Nabli proposent d’ajouter la laïcité comme valeur fondatrice
 
REVENU DE BASE
 
 
Un revenu versé à tous, sans condition ni contrepartie ? Longtemps cantonnée aux débats intellectuels, l'idée séduit désormais de plus en plus de partis politiques ou de mouvements citoyens en Europe. La plupart des partis Verts européens la défendent, en Espagne, elle figure sur la plateforme de Podemos. En avril 2015, en Finlande, la victoire du parti du Centre aux élections législatives a amené au pouvoir une formation dont le programme prévoit l'expérimentation d'un revenu de base. En revanche, en Suisse, l'initiative populaire qui a conduit à un référendum sur la question en juin 2016 s'est soldée par un rejet, à 76,9%, du revenu inconditionnel.
 
PIKETTY
 
 
Le fondateur de la Nouvelle Gauche a interpellé l’économiste sur son intention d’aller voter Alain Juppé à la primaire de la droite. Ce dernier lui répond et l’interroge sur les intentions de Mélenchon, que Hoang-Ngoc soutient.
 
NATHALIE PERRIN-GILBERT
 
Libé - Réinventer l’accueil dans les métropoles Par Nathalie Perrin-­Gilbert, Élue du 1er arrondissement de Lyon et conseillère de la Métropole de Lyon (Groupe Gram) et André Gachet, Élu du 1er arrondissement de Lyon et conseiller de la Métropole de Lyon (Groupe Gram)

L’évolution du sans-abrisme conduit à décloisonner la réflexion, à Lyon, comme ailleurs.

Comme toutes les métropoles, Lyon est confrontée à la présence de personnes sans abri. La grande ville attire, elle concentre des opportunités sur lesquelles se fondent des espoirs parfois démesurés. Mais lorsqu’elle ne se donne pas les moyens d’un véritable accueil, la métropole devient alors le lieu de toutes les errances.

CNIL
 
 
La CNIL a épinglé le Parti socialiste en raison de manquements graves à la protection des données personnelles, après avoir constaté que les mesures élémentaires de sécurité n'avaient pas été mises en oeuvre sur la plateforme gérant les primo-adhésions au parti. Une faille du système pouvait entraîner une fuite sur les coordonnées de plusieurs dizaines de milliers d'adhérents.
 
USA
 
 
« Les changements démographiques de portée historique et l'évolution des mentalités de la jeune génération (les millennials) sont en train d'esquisser une Amérique jeune, multicolore et progressiste. D'ici une génération, cette Amérique sera majoritaire.» Ce n'est pas vraiment l'image que l'on a de ce pays, mais il va falloir s'y habituer : les Etats-Unis sont en train de changer. On le comprend grâce à la remarquable analyse des évolutions de la société américaine que propose, dans un récit limpide et passionnant, le journaliste Christophe Deroubaix, auteur du livre L'Amérique qui vient (Les éditions de l'atelier, 2016).

09/11/2016

L'actualité des socialistes du 28 octobre au 3 novembre

A LA UNE : ALAIN TOURAINE

Bibliobs - Alain Touraine, cet optimiste qui veut réconcilier Manuel Valls et Nuit debout

Dans son dernier essai, le sociologue dénonce le gauchisme autant que le capitalisme rentier. Et rêve d'un projet moderniste.

« Le Nouveau Siècle politique», le dernier livre d'Alain Touraine, est une analyse en forme de plaidoyer. Le sociologue appartient aux fondateurs de la sociologie française de l'après-guerre, issue d'un savant mélange d'excellence académique, d'immersion sur le terrain et de fréquentation de la sociologie américaine. A 91 ans, il rappelle que sa génération a toujours son mot à dire sur les évolutions contemporaines.

LAURENT BOUVET

Le Figaro - La gauche survivra-t-elle à François Hollande ?

Avec 4% d'opinions favorables, François Hollande chute lourdement dans les sondages. Pour Laurent Bouvet, le président de la République a précipité dans l'abîme toute la gauche française de gouvernement.

FIGAROVOX. - Avec 4% d'opinions favorables, le chef de l'État est en passe de redevenir «Monsieur 3%», comme en 2011. Au-delà du personnage de François Hollande, que dit ce chiffre sans précédent sur l'état de la gauche de gouvernement?

Laurent BOUVET. - Le fait que François Hollande, président de la République, soit quasiment redescendu au score dans l'opinion qui était le sien avant qu'il devienne le favori pour la présidentielle en 2011 - c'est-à-dire avant la sortie de la course de Dominique Strauss-Kahn en mai à New York - est un symbole très fort de ce qu'il a fait de la responsabilité que lui ont confié les Français. Le sentiment de gâchis, à gauche, et sans doute au-delà, est terrible. Et évidemment, il a précipité avec lui dans l'abîme, même s'il n'en est assurément pas le seul responsable, toute la gauche de gouvernement française. Il a sans doute aussi achevé le PS tel qu'il était jusqu'ici et dont il a été le premier secrétaire pendant 11 ans.

PAUL ALLIES

Paul Alliès- Les limites des Primaires

Le débat en cours sur et dans la Primaire de la Droite porte sur leurs limites politiques: doivent-elles aller jusqu'à l'électorat de gauche et de l'extrême-droite ? Ce faisant ce débat occulte un autre type de limite, celle sociale, de la population qui s'intéresse à elle et y participe.
 
La polémique sur l'espace politique est assez vaine. Les Primaires ouvertes partent du principe qu'elles ne sauraient se fonder sur une discrimination idéologique quelconque. Tous les citoyens inscrits sur les listes électorales (et parfois quelques autres catégories) peuvent librement y participer. Les partis organisateurs ont trouvé une formule pour limiter les risques de leur instrumentalisation par leurs adversaires. C'est la déclaration de principe préalable au vote lui-même par laquelle l'électeur dit partager "les valeurs républicaines de la droite et du centre" ou se reconnaitre "dans les valeurs de la Gauche et des écologistes" (formulation officielle des deux Primaires de 2016).
 
SONDAGE
 
 
Selon notre sondage Kantar Sofres OnePoint pour Le Figaro, LCI et RTL, François Hollande est éliminé dans tous les cas de figure dès le premier tour de la présidentielle, systématiquement devancé par les candidats de la droite et du FN, mais aussi par Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Manuel Valls, quant à lui, ne fait pas mieux que le chef de l'État.
 
RASSEMBLEMENT
 
 
Valls, Le Foll ou encore Cambadélis ont appelé leur famille politique à ne pas se diviser. Le refrain pourrait s’entendre si l’exécutif n’était pas le premier responsable de cet éclatement de la gauche à quelques mois de la présidentielle.
 
MARIANNE
 
 
Il a vu partir sa sœur pour les terres de l’Etat islamique (EI) et, après deux années de silence, Amine Elbahi prend la parole pour dire cette colère que la République n’a pas su ou pas pu retenir. Bonne élève, elle s’ennuyait à la faculté de droit et a choisi la radicalisation. Pourquoi Marianne n’a-t-elle pas su ou pas pu la retenir? La panne de l’ascenseur social, les barrières à franchir quand on vient des «quartiers» et que l’on porte un nom qui dit que l’on n’est pas «gaulois», la volonté de dénoncer clairement ou subrepticement «eux» par rapport à «nous», comme le soulignent Karim Amellal et Béligh Nabli ? Tout cela y concourt. L’EI mène une offensive idéologique violente et les valeurs de la République se trouvent menacées. Amine Elbahi, 20 ans, va dans les écoles expliquer aux enfants et adolescents les raisons pour lesquelles il faut aujourd’hui se battre pour défendre la liberté, l’égalité et la fraternité, auxquelles Karim Amellal et Béligh Nabli proposent d’ajouter la laïcité comme valeur fondatrice
 
REVENU DE BASE
 
 
Un revenu versé à tous, sans condition ni contrepartie ? Longtemps cantonnée aux débats intellectuels, l'idée séduit désormais de plus en plus de partis politiques ou de mouvements citoyens en Europe. La plupart des partis Verts européens la défendent, en Espagne, elle figure sur la plateforme de Podemos. En avril 2015, en Finlande, la victoire du parti du Centre aux élections législatives a amené au pouvoir une formation dont le programme prévoit l'expérimentation d'un revenu de base. En revanche, en Suisse, l'initiative populaire qui a conduit à un référendum sur la question en juin 2016 s'est soldée par un rejet, à 76,9%, du revenu inconditionnel.
 
PIKETTY
 
 
Le fondateur de la Nouvelle Gauche a interpellé l’économiste sur son intention d’aller voter Alain Juppé à la primaire de la droite. Ce dernier lui répond et l’interroge sur les intentions de Mélenchon, que Hoang-Ngoc soutient.
 
NATHALIE PERRIN-GILBERT
 
Libé - Réinventer l’accueil dans les métropoles Par Nathalie Perrin-­Gilbert, Élue du 1er arrondissement de Lyon et conseillère de la Métropole de Lyon (Groupe Gram) et André Gachet, Élu du 1er arrondissement de Lyon et conseiller de la Métropole de Lyon (Groupe Gram)

L’évolution du sans-abrisme conduit à décloisonner la réflexion, à Lyon, comme ailleurs.

Comme toutes les métropoles, Lyon est confrontée à la présence de personnes sans abri. La grande ville attire, elle concentre des opportunités sur lesquelles se fondent des espoirs parfois démesurés. Mais lorsqu’elle ne se donne pas les moyens d’un véritable accueil, la métropole devient alors le lieu de toutes les errances.

CNIL
 
 
La CNIL a épinglé le Parti socialiste en raison de manquements graves à la protection des données personnelles, après avoir constaté que les mesures élémentaires de sécurité n'avaient pas été mises en oeuvre sur la plateforme gérant les primo-adhésions au parti. Une faille du système pouvait entraîner une fuite sur les coordonnées de plusieurs dizaines de milliers d'adhérents.
 
USA
 
 
« Les changements démographiques de portée historique et l'évolution des mentalités de la jeune génération (les millennials) sont en train d'esquisser une Amérique jeune, multicolore et progressiste. D'ici une génération, cette Amérique sera majoritaire.» Ce n'est pas vraiment l'image que l'on a de ce pays, mais il va falloir s'y habituer : les Etats-Unis sont en train de changer. On le comprend grâce à la remarquable analyse des évolutions de la société américaine que propose, dans un récit limpide et passionnant, le journaliste Christophe Deroubaix, auteur du livre L'Amérique qui vient (Les éditions de l'atelier, 2016).

08/11/2016

Benoît Hamon était l'invité de RTL le 7 novembre 2016


Benoît Hamon était l'invité de RTL le 7... par rtl-fr