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À propos de : Olivier Beauvallet et Yves Ternon, Robert H. Jackson. Faire campagne pour la justice, Michalon
Avocat du New Deal, ministre de la Justice sous Roosevelt et membre de la Cour Suprême, Robert Jackson fut aussi l’un des acteurs centraux des procès contre les nazis. Son parcours rappelle qu’en des temps pas si éloignés les États-Unis jouaient un rôle essentiel dans la justice internationale.
Robert Jackson, figure majeure de la vie publique des États-Unis du XXe siècle, est, malgré la dimension internationale de son parcours, relativement peu connu en France — et peut-être pas reconnu aux États-Unis mêmes à la hauteur de son immense carrière, au carrefour du juridique et du politique. L’ouvrage Robert H. Jackson. Faire campagne pour la justice, co-signé par le juriste Olivier Beauvallet et l’historien Yves Ternon, vient donc, de manière très opportune, contribuer à pallier ce manque. Il vient aussi rappeler, avec beaucoup d’à-propos, qu’en des temps pas si éloignés les États-Unis, par le biais de juristes, d’hommes politiques, d’activistes et d’intellectuels de premier plan, étaient des acteurs essentiels de la justice internationale.
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Face à l’échec de la démocratie culturelle, Victorien Bornéat propose de repenser une politique culturelle qui inclurait vraiment les classes populaires. La gauche, qui a délaissé cette question y compris pendant la campagne actuelle des municipales, aurait intérêt à l’entendre.
Victorien Bornéat publie L’Exclusion culturelle pour dire l’urgence d’inventer une nouvelle politique culturelle, différente de ce qui a été fait jusqu’ici. Alors que la culture, pourtant attaquée par la droite et l’extrême droite, n’est en rien un argument de campagne de la gauche lors de ces municipales, ce jeune conseiller culture en cabinet au sein d’une collectivité territoriale avance des propositions stimulantes mais à discuter. Ce que nous avons fait avec lui…
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Documentaire disponible en rediffusion jusqu'au 30/09/2026 Comment, des ravages du tabac au déni du changement climatique, on instrumentalise la science pour démentir... la science. Une vertigineuse investigation dans les trous noirs de la recherche et de l'information. Pourquoi a-t-il fallu des décennies pour admettre officiellement que le tabac était dangereux pour la santé ? Comment expliquer qu'une part importante de la population croie toujours que les activités humaines sont sans conséquence sur le changement climatique ? Les pesticides néonicotinoïdes sont-ils vraiment responsables de la surmortalité des abeilles ? Pourquoi la reconnaissance du bisphénol A comme perturbateur endocrinien n'a-t-elle motivé que de timides interdictions ?
Au travers de ces "cas d'école" qui, des laboratoires aux réseaux sociaux, résultent tous de batailles planifiées à coups de millions de dollars et d’euros, cette enquête à cheval entre l'Europe et les États-Unis dévoile les contours d'une offensive méconnue, pourtant lancée dès les années 1950, quand la recherche révèle que le tabac constitue un facteur de cancer et d'accidents cardiovasculaires. Pour contrer une vérité dérangeante, car susceptible d'entraîner une réglementation accrue au prix de lourdes pertes financières, l'industrie imagine alors en secret une forme particulière de désinformation, qui se généralise aujourd'hui : en finançant abondamment des études scientifiques concurrentes, susciter un épais nuage de doute qui alimente les controverses et égare les opinions publiques. Agnotologie Cette instrumentalisation de la science à des fins mensongères a généré une nouvelle discipline de la recherche : l'agnotologie, littéralement, science de la "production d'ignorance".
Outre quelques-uns de ses représentants reconnus, dont l'historienne américaine des sciences Naomi Oreskes, cette investigation donne la parole à des acteurs de premier plan du combat entre "bonne" et "mauvaise" science, dont les passionnants "découvreurs" des méfaits du bisphénol A. Elle expose ainsi les mécanismes cachés qui contribuent à retarder, parfois de plusieurs décennies, des décisions vitales, comme le trucage des protocoles, voire la fabrication ad hoc de rats transgéniques pour garantir les résultats souhaités. Elle explique enfin, au plus près de la recherche, pourquoi nos sociétés dites "de l'information" s'accommodent si bien de l'inertie collective qui, dans le doute, favorise le business as usual et la consommation sans frein. La fabrique de l'ignorance Reportage de Franck Cuvelier et Pascal Vasselin (France, 2020, 1h37mn)
Entre l'instrumentalisation politique de ses financements et le gouffre qui se creuse avec une partie de la population française, le monde de la culture doit se renouveler. Épilogue de la semaine spéciale "La Culture à l'épreuve", Soft Power se penche sur le futur des politiques culturelles.
Inauguré en 2012, fruit d'une coopération entre le musée du Louvre, la ville de Lens, la commune de Lens-Liévin, le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et le département du Pas-de-Calais, le Louvre-Lens répond à une mission bien précise : décentraliser les grandes institutions culturelles et participer au renouveau du bassin minier. Mais sa mission est-elle accomplie ? Comment concevoir une politique culturelle apte à parler à toutes les populations, sans créer de nouvelles inégalités d'accès à la culture ?
Le philosophe Emanuele Coccia, invité de la 20e heure pour "Traité de l’amour moderne" (Flammarion), voit dans l’amour une force structurante, une "technologie risquée de chirurgie de l’âme". Avec Emanuele Coccia Philosophe, maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS)
À l'occasion de la sortie de son ouvrage Traité de l'amour moderne (Flammarion), le philosophe et maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Emanuele Coccia invite à repenser l'amour. Loin de le réduire à une simple émotion romantique, il le présente comme une force structurante de notre société, de notre économie et de notre rapport aux objets.....
L’amour comme pilier de la modernité et de l’économie
Délaissant les visions littéraires conventionnelles, Coccia identifie l'amour comme une « institution », influençant profondément l'économie et le domaine professionnel. Il rappelle que dans l’histoire, le « choix érotique » des parents détermine souvent la circulation des richesses. Pour lui, tout produit humain, qu’il s’agisse d’un livre, d’une voiture ou d’un bijou, est le fruit d’une passion : « Tout ce qui est beau, au fond, c'est de l’amour fossile en fait, qui s’est juste sédimenté dans nos choses. » L’amour est ainsi présenté comme « une technologie de transformation de soi », une force qui nous pousse à sculpter notre âme à l’image de ce que nous aimons.