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  • Le meilleur de 2023 - La Vie des idées - Un lepénisme ouvrier ? Entretien avec Florent Gougou (Avril 2017)

    Le spécialiste de sociologie électorale Florent Gougou montre que le vote ouvrier pour la droite, puis l’extrême droite, est alimenté par une double dynamique : l’abandon de la classe ouvrière par les partis de gauche, et la radicalisation d’une nouvelle génération, unie par sa commune hostilité à l’immigration, en faveur du Front national à partir des années 1980.

     
    Florent Gougou est maître de conférences en science politique à Sciences Po Grenoble. Spécialiste de sociologie électorale, il a travaillé sur les évolutions du vote des ouvriers en France et en Allemagne depuis 1945.

    Il a récemment publié : « Les ouvriers et le vote Front national. Les logiques d’un réalignement électoral », dans Sylvain Crépon, Alexandre Dézé, Nonna Mayer (dir.), Les faux-semblants du Front national, Paris, Presses de Sciences Po, 2015.

  • Le meilleur de 2023 - Le Droit de Vivre : Penser l’hétérogénéité : de la nécessité au devoir civique par Martine A. Pretceille, professeur émérite des Universités

    Notre époque est marquée autant par le retour des intégrismes, des nationalismes et des ethnismes, de toutes les variantes identitaires que par une mondialisation du quotidien. Il est urgent de sortir d’une logique de racialisation de la différence, par un véritable apprentissage du complexe et de l’hétérogénéité.

    Il se développe actuellement des discours inflationnistes sur la crise des valeurs, discours qui sont accompagnés de propos moralisateurs en direction des jeunes, des « immigrés », des « jeunes des banlieues ». En réalité, ce qu’on appelle une « crise des valeurs » correspond surtout à un déficit dans l’énonciation collective de ces valeurs. En effet, les jeunes nous montrent souvent l’exemple de la tolérance et de la solidarité à l’occasion d’événements ponctuels pas nécessairement rattachés à des mouvements politiques ou à des associations.

    Si la question des valeurs se pose aujourd’hui, c’est moins par rapport à cette impression de disparition que par rapport à l’hétérogénéité de plus en plus forte du tissu social. Si cette hétérogénéité est liée à l’immigration, il ne faudrait surtout pas la réduire à l’immigration. En effet, la mondialisation des échanges, la construction européenne, l’importance des médias dans la vie quotidienne, la proximité du lointain, les échanges touristiques, la diffusion des arts, etc. sont autant de facteurs qui contribuent à rendre le quotidien complexe et divers.

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