Valérie Masson-Delmotte, climatologue qui a formé les ministre aux enjeux climatiques pendant quelques heures, revient sur l'intérêt de former politiques et citoyens, mais aussi sur les risques du réchauffements de la planète, déjà constatés cet été.
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La victoire rêvée de la NUPES ? - 28 Minutes - ARTE
La Nupes est-elle passée tout près de la victoire aux dernières législatives? Aux universités d’été de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon l'a affirmé, chiffres à l'appui : “Je dis aux jeunes, et surtout ceux de la première fraction d’âge, c’est-à-dire ceux qui vont jusqu’à 26 ans : si 2 % d’entre vous de plus, puisque vous votez à 50 % pour la Nupes, si deux points de plus avaient voté, nous aurions gagné». Renseignement pris auprès de LFI, Jean-Luc Mélenchon se base sur le «nombre de voix qui nous manquaient lors du second tour dans les circonscriptions où on a perdu de 10, 20, 30 voix ».
Selon un calcul du Monde, il manquait dans ces circonscriptions, « 51 507 voix à la Nupes pour obtenir la majorité relative». En 2022, 5,2 millions de 18-24 ans étaient inscrits sur les listes électorales selon l’Insee. Si on prend 2% de ces jeunes, soit environ 103 000, et qu'on part du principe, comme le fait Jean-Luc Mélenchon, que la moitié aurait voté Nupes, on arrive à environ 51 500 voix. De quoi l'emporter, donc. Un raisonnement tout à fait théorique qui souffre de nombreux biais. Jean-Luc Mélenchon oublie notamment de préciser qu’il aurait fallu que ces presque 52 000 voix supplémentaires soient réparties uniquement dans ces circonscriptions où quelques voix manquaient à la Nupes.
Évidemment, un parti «ne peut savoir qu’après les résultats dans quelles circonscriptions il aurait dû mettre le paquet pour l’emporter» relève Mathieu Gallard, directeur de recherche à l'institut Ipsos. Sans compter qu'il aurait aussi fallu que les jeunes qui ne votent pas Nupes, ne votent pas dans les circonscriptions en question. Bref, cela fait beaucoup de si.
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La Vie des Idées - Les nuits de Montpellier
Les nuits en ville sont un terrain d’observation des transformations sociales et urbaines. Compte rendu d’enquête d’étudiant.es dans un Montpellier sous couvre-feu.
IntroductionComment les institutions régulent-elles la vie sociale lorsqu’elle a lieu la nuit ?
Depuis mars 2020, la France vit sous un régime d’exception – l’état d’urgence – adopté dans le contexte de crise sanitaire lié à la Covid-19. Se succèdent ainsi des périodes de confinement et de couvre-feu, pendant lesquelles les pratiques festives nocturnes sont particulièrement ciblées. Cette mesure de police avait été utilisée dans notre histoire récente, avec une visée sécuritaire et politique, lors de la guerre d’Algérie (entre 1955 et 1963) puis durant les événements en Nouvelle-Calédonie (quelques jours en 1985, 1986 et 1987), et les émeutes dans certains quartiers populaires (2005). La gestion des nuits sous ce type de régime est largement appréhendée avec un objectif sécuritaire, niant les spécificités de cette temporalité particulière. De nombreux travaux scientifiques – depuis les travaux de Cauquelin (1977) – ont ainsi porté sur les questions sécuritaires et d’éclairage urbain.
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