La participation des habitants à la vie démocratique commence dans les formes quotidiennes de la sociabilité et de l’engagement pour la chose commune. Les ruelles de Montréal, lieu de formation d’une communauté de voisins et de citoyens, en donnent un exemple éloquent.
Il existe à Montréal un élément urbain tout à fait spécifique, voire emblématique : la ruelle. Se faufilant derrière les maisons mitoyennes dont elles longent les cours arrière, elles sont depuis une dizaine d’années débarrassées, reconstruites, embellies, végétalisées par les habitants des quartiers qu’elles traversent [1]. Dire qu’elles sont « appropriées » serait inexact : les riverains les qualifient plutôt de bien commun et de lieu de formation d’une communauté, celle de voisins et celle de citoyens.
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