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24/03/2016

L'actualité des socialistes du 12 au 17 mars

Libé - Au lancement du «Printemps républicain» : «N'ayez pas peur du mot "islamophobe"»

Les tenants d'une ligne ferme en matière de laïcité à gauche ont lancé leur mouvement dimanche à Paris. De Richard Malka à Gilles Kepel, de Fadela Amara à Fleur Pellerin, ils étaient quelque 500 élus, journalistes, intellectuels, voire ex-ministres dans la salle surchauffée de la Bellevilloise.

Le Figaro - Le «Printemps républicain» veut remettre la laïcité au cœur de la gauche

Un mouvement citoyen rassemblant plusieurs personnalités de gauche se lance ce dimanche à la Bellevilloise. Il ambitionne de défendre la « laïcité » et le pacte républicain.

A LA UNE

Marianne - Elisabeth Badinter : "Ce qui pèse, dans la France actuelle, c’est l’intimidation des extrêmes"

Des personnalités de gauche publient dans "Marianne" en kiosques cette semaine un manifeste pour un Printemps républicain. Parmi elles, la philosophe Elisabeth Badinter nous explique pourquoi elle l'a signé et pourquoi, selon elle, les valeurs républicaines dont la laïcité sont aujourd'hui menacées.

Le Figaro - Hollande, Cambadélis et la primaire à gauche : des militants désespérés pour un PS laminé

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Jean-Christophe Cambadélis a évoqué la possibilité que les cadres du Parti socialiste puissent choisir ou non que François Hollande se représente à la présidentielle de 2017. Un signe de la décomposition accélérée du PS et de la crise d'autorité que traverse la président.

Laurent Bouvet est professeur de science politique à l'UVSQ-Paris Saclay. Son dernier ouvrage, L'insécurité culturelle, est paru chez Fayard.

Les signes de la perte d'autorité du président de la République - une autorité conférée par le suffrage universel et la fonction elle-même - sont multiples. A l'intérieur même du gouvernement, les ministres se contredisent sur différents sujets, sans qu'il y ait la moindre sanction. On ne sait jamais qui exprime finalement la position officielle du gouvernement et du président. Les ministres eux-mêmes souffrent de cette incertitude. Dans le PS, les critiques contre le président de la République sont à la fois publiques et virulentes comme jamais elles l'ont été par le passé. Les débats sur la déchéance de la nationalité puis aujourd'hui sur la réforme du code du travail ont achevé de couper le lien entre toute une partie du PS et celui qu'ils ont fait élire en 2012.

PRIMAIRES

Le Point - Filippetti accuse la direction du PS de bloquer la primaire

L'ancienne ministre de la Culture estime que François Hollande peut tout à fait être chef de l'État et candidat à la primaire pour la présidentielle.

La direction du PS tente de « bloquer (le) processus » de la primaire, accuse Aurélie Filippetti, l'ancienne ministre de la Culture. Or, selon elle, ce serait la seule garantie de ne pas « avoir à choisir l'année prochaine entre la droite et le FN ». « Tout est fait au niveau de la direction du PS pour bloquer ce processus », a affirmé la députée de Moselle dans un entretien au Républicain lorrain.

Thomas Piketty - Primaires: à quoi joue Cambadélis?

Sur la question des primaires, il devient de plus en plus difficile de comprendre ce que souhaite vraiment Jean-Christophe Cambadélis. Après avoir déclaré qu'il soutenait l'organisation de primaires, comme d'ailleurs les statuts du PS l'y obligent, il a mis une série de conditions visant à torpiller le processus.

Il a commencé par annoncer qu'il faudrait une candidature unique issue du PS, sans réaliser apparemment qu'il n'était pas facile de débattre tout seul, et que les électeurs resteront chez eux face à une telle mascarade. De nombreux responsables PS ont protesté, mais on ne sait toujours pas si la direction du parti a finalement renoncé à cette exigence.

Libé - Candidature de Hollande : l'appel de Cambadélis divise la gauche

Le premier secrétaire du PS a appelé les dirigeants du parti à se prononcer pour ou contre la candidature de François Hollande pour la présidentielle.
«Le problème n’est pas de savoir si François Hollande est candidat ou pas, c’est de savoir si les dirigeants du Parti socialiste sont pour qu’il soit candidat ou pas.» Vendredi matin sur iTélé, Jean-Christophe Cambadélis a appelé à plus de clarté dans la course socialiste à la présidentielle, tentant d’imposer la candidature du président sortant aux socialistes. «Maintenant la question que je vais poser à chaque dirigeant du Parti socialiste, c’est "êtes-vous favorable à la candidature de François Hollande ?"», a lâché le premier secrétaire du Parti socialiste.

ECONOMIE

La Tribune - Pour une relance de la demande

La politique monétaire montre ses limites. Pour sortir l'Europe du marasme, une relance de la demande par l'investissement est nécessaire. Par Sébastien Charles (Université Paris 8, LED), Thomas Dallery (Université du Littoral Côte d'Opale, CLERSE) et Jonathan Marie (Université Paris 13, CEPN)

L'OCDE, dans son dernier rapport du 18 février 2016 , plaide ouvertement pour une politique de relance par la demande. La dépense publique étant de plus en plus conspuée et inlassablement rendue responsable, avec le coût du travail, de la crise déclenchée, en réalité, par l'endettement privé, on se demande bien ce qui a pu traverser l'esprit de Catherine Mann. L'économiste en chef de l'institution propose ce que les économistes appellent une politique de relance keynésienne. En lisant les prévisions de croissance de l'économie mondiale pour l'année en cours on comprend aisément. En effet, on constate qu'elles ont été rabaissées par rapport à celles de novembre 2015...elles-mêmes diminuées par rapport à celle de septembre. Après un rapide travail d'exhumation des prévisions de juin, on saisit qu'il y a véritablement de quoi s'inquiéter. Ainsi, en l'espace de huit mois, nous sommes passés d'une croissance attendue du PIB mondial de 3.8% à 3% pour 2016. Hormis l'Inde, qui fait figure d'exception, tous les pays sont concernés par ce ralentissement marqué à commencer par la France.

Le Monde - Croissance française : les trois raisons de se réjouir

Ralentissement de la locomotive chinoise, interrogations sur la croissance américaine… Alors que depuis le début de l’année, les nuages se sont amoncelés sur l’économie mondiale, les économistes de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ont livré, jeudi 17 mars, un éclairage résolument optimiste sur la situation française.

L'Humanité - Sommes-nous guettés par une crise financière majeure ?

Avec Henri Sterdyniak, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Yves Dimicoli, commission économique du PCF et Jean-Marie Harribey, maître de conférences en économie.

LAICITE

Marianne - Amine El-Khatmi : "Au PS, la laïcité est un véritable tabou"

Amine El Khatmi, maire-adjoint socialiste d'Avignon, est l'un des initiateurs du manifeste pour un Printemps républicain. Pour ce jeune élu, il y a urgence à "s'organiser concrètement pour mener ce combat de la laïcité" face à la montée en puissance des attaques contre les principes républicains.

Marianne. — Comment est née l'idée de ce Printemps républicain dont vous êtes l'un des initiateurs ?

Amine El Khatmi. — On a assisté, durant ces derniers mois, à des débats publics de plus en plus tendus notamment autour de l'Observatoire de la laïcité. Et certains d'entre nous qui prenions part à ces échanges se sont fait violemment attaquer par des gens qui semblaient très bien organisés. Or nous, face à cela, nous étions éparpillés. Nous n'avions que notre bonne volonté, nous qui défendons la laïcité. C'est de ce constat-là que avons décidé de nous rassembler, de nous organiser concrètement pour mener ce combat de la laïcité. Et comme les partis politiques ont failli sur ce terrain, qu'ils ne veulent pas mener cette bataille, il fallait créer une structure de riposte. Il y a aussi cette attente chez nos concitoyens. Je reçois depuis plusieurs semaines des centaines de courriers de personnes qui expliquent qu'elles sont en total accord avec le combat que nous menons mais que malheureusement, faute de structure, elles se sentent bien seules. C'est la raison même du Printemps républicain.

GILLES KEPEL

Libé - «Radicalisations» et «islamophobie» : le roi est nu

Par Gilles Kepel, Professeur des universités, Sciences-Po - Ecole normale supérieure (dernier ouvrage paru : «Terreur dans l’Hexagone, genèse du djihad français», éd. Gallimard, 2015, 352 pp., 21 €) et Bernard Rougier, Professeur des universités Sorbonne-Nouvelle
 
Le succès du slogan «Islamisation de la radicalité» et le refus des chercheurs, par peur d’être soupçonnés d’islamophobie, d’analyser la spécificité du jihadisme confortent la doxa médiatico-politicienne dans son ignorance de la réalité sociale et son arrogance intellectuelle.
 
L'Humanité - Gilles Kepel « L’émergence du salafisme est un signe des failles de notre société »
 
Spécialiste de l’islam et du monde arabe contemporain, auteur de Terreur dans l’Hexagone (1), Gilles Kepel décrypte ce qu’il nomme la « troisième génération du djihad français ». Celle que les penseurs islamistes travaillent au corps pour commettre des attentats en France et, ainsi, déclencher la guerre civile au moment où la montée de l’extrême droite renforce la polarisation de la société.
 
DEMOCRATIE

Reporterre - Non candidat, Super Châtaigne veut le retour de la démocratie

Les promoteurs d’initiatives pour redonner le pouvoir aux citoyens se sont retrouvés en Ardèche. But : se fédérer pour ouvrir le système politique bloqué par les partis. Pour accompagner leur démarche, Super Châtaigne, né en 2013, se veut non candidat à l’élection présidentielle !

Marianne - Les "sans-parti" s'uniront-ils ?

Comment répondre à la crise démocratique qui traverse notre pays et imaginer de nouvelles formes d'organisation politique ? Un candidat hors parti peut-il émerger pour 2017 ? C'est à ces questions que les participants de cette Rencontre citoyenne de Vogüé dans l'Ardèche, près d'Aubenas, le 5 et 6 mars, vont tenter de répondre. Ancien militant ou pas, de gauche, de droite ou du centre, membre de la société civile la plupart, qui ont tous en tête le rejet toujours plus grand de la politique par les Français mais qui ne souhaitent pas pour autant baisser les bras.

Francetvinfo - Complément d'enquête. Podemos à la mairie de Madrid, ça change quoi

Quand Podemos est au pouvoir, comme à Madrid, qu'est-ce que ça change concrètement ? Rencontre avec Pablo Soto, le "geek" du parti radical espagnol dans cet extrait de "Complément d'enquête", et retour sur le projet participatif de réhabilitation de la place d'Espagne.

La Gazette des Communes - Des communes s’allient pour réinventer la citoyenneté

L'Odas organisait, mercredi 16 mars 2016, une rencontre des communes autour de la Journée citoyenne au Sénat. L'objectif de cette journée était de trouver les solutions pour promouvoir la multiplication de cette initiative dans toute la France.

Localtis - Trophées de la participation : des collectivités distinguées

Des trophées de la participation et de la concertation ont été remis, le 14 mars 2016, à des collectivités, des associations et des entreprises. Les projets lauréats illustrent la diversité des voies empruntées, localement, pour impliquer les habitants dans des projets d'intérêt général.

TAFTA

Paul Alliès - Les entreprises contre les Etats: un droit inacceptable

Même amendé, le mécanisme qui permettrait aux entreprises étrangères de porter plainte contre un État quand elles estiment qu’il a failli aux engagements pris dans un traité d’investissement est illégitime, estime le collectif de juristes qui signe ce texte paru dans La Croix le 10 mars.
 
INEGALITES
 
 
Le mouvement de lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes néglige trop souvent la question des inégalités sociales. Il faut défendre la parité, tout en luttant contre la précarité. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

Le débat sur les inégalités femmes-hommes occupe l’espace médiatique. Différents groupes de pression militent pour défendre la condition féminine. Le « féminisme » est de moins en moins méprisé, comme il a pu l’être dans les années 1990 et 2000. Un « Haut conseil » est même chargé de veiller à l’égalité entre les sexes. Faute d’associer le combat pour les droits des femmes à la lutte contre les inégalités sociales, une partie de ce mouvement oublie l’essentiel de ce qui, aujourd’hui, pénalise les femmes, comme les hommes : la domination d’une partie de la société sur une autre, les inégalités sociales.

ELECTIONS

Le Monde, Les décodeurs - Les législatives partielles, désastres à répétition pour le PS

C’est un nouveau signal – attendu – de l’impopularité du gouvernement : la gauche a été éliminée dès le premier tour dans deux des trois élections législatives partielles organisées dimanche 13 mars. Elle ne pourra qu’arbitrer les duels entre Les Républicains et le Front national, qui se tiendront le 20 mars dans l’Aisne et dans le Nord, tandis qu’elle ne fera que de la figuration face à un candidat de droite, qui a frôlé la majorité absolue (46,05 %), dans les Yvelines.

LOI TRAVAIL

VousNousIls - Loi travail: Hamon (PS) appelle à poursuivre la mobilisation

Le député PS et porte-voix de l’aile gauche du Parti socialiste, Benoît Hamon, a jugé mardi « notables mais insuffisantes » les modifications au projet de réforme du Code du Travail et appelé à la poursuite de la « mobilisation ».

Le Point - Loi travail : les députés PS satisfaits des évolutions du texte

Majoritairement "plutôt satisfaits" des évolutions, ils entendent tout de même faire évoluer le texte lors du débat parlementaire.

Les députés PS, très critiques contre le projet de loi sur la réforme du droit du travail il y a quelques jours, se sont dits majoritairement "plutôt satisfaits" des évolutions lors de leur séminaire lundi soir, même s'ils entendent encore faire évoluer le texte lors du débat parlementaire. Comme la semaine précédente, le Premier ministre, venu avec la ministre du Travail Myriam El Khomri et le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, s'est réuni avec une quarantaine de députés PS, dans "une atmosphère plus calme" après les modifications annoncées pendant la journée. "Cela va mieux", a-t-on pu entendre de la part de députés situés au centre du groupe. "La majorité du groupe est satisfaite", a expliqué une participante.

Europe 1 - Lienemann (PS) sur la loi Travail : "un mauvais texte"

Malgré les concessions du gouvernement, le projet de loi de réforme du droit du Travail ne fait toujours pas l’unanimité au sein de la majorité. Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, a ainsi vivement critiqué le texte. "Je reste convaincu que ce texte est un mauvais texte, et qu’il serait préférable que le gouvernement le retire", a déclaré l'une des "frondeuses" du PS, lundi soir sur Europe 1.

Le Figaro - Loi El Khomri : le frondeur PS Christian Paul charge l'exécutif

Haro sur l'exécutif: invité de LCI, le socialiste Christian Paul, chef de file des frondeurs, a jugé que François Hollande et Manuel Valls n'ont plus «aucun soutien populaire», ni «base électorale». Alors que le PS a été éliminé dans deux des législatives partielles de dimanche et est en position défavorable dans la troisième, l'élu de la Nièvre a imputé une part de cet échec à la politique gouvernementale.

DECHEANCE DE NATIONALITE

Le Monde - Déchéance de nationalité : le Sénat vote un texte différent de l’Assemblée

Cette fois, il n’y a plus de doute : le principe de la déchéance de nationalité ne sera pas inscrit dans la Constitution. En adoptant, jeudi 17 mars, une version de cette mesure radicalement différente de celle votée à l’Assemblée, le Sénat a mis fin à un suspens qui n’en était plus vraiment un.
 
ALLIANCE POPULAIRE

France Info - Cambadélis lancera son "alliance populaire" le 14 avril

Jean-Christophe Cambadélis va réunir une centaine de personnalités dans un café le 14 avril prochain pour lancer ce nouveau mouvement. Le premier secrétaire du PS a annoncé la création de cette "grande alliance populaire" au lendemain de l’échec des régionales. L’objectif? Arriver à "dépasser" le PS et à réunir toutes les forces de gauche en vue de la présidentielle de 2017. Le problème c’est que l’idée ne séduit pas grand monde.

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