Web Analytics

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

quentin skinner

  • Le Grand Continent - Comment Quentin Skinner a découvert la liberté

    L'un des historiens des idées politiques les plus influents au monde n'accorde pas beaucoup d'entretiens. Il nous a pourtant conviés à prendre le thé chez lui, à Londres, pour parler longuement de Machiavel, de ses mentors à Cambridge, de ses lectures, de ses doutes, de ses inquiétudes.

    Vos travaux se sont principalement concentrés sur la Renaissance italienne. Qu’est-ce qui vous a d’abord intéressé dans la Renaissance ?

    Quentin SkinnerJe crains de devoir commencer par un peu d’autobiographie. Lorsque j’ai obtenu mon diplôme à Cambridge, et que j’ai commencé à faire de la recherche, en 1962, je me suis d’abord concentré sur l’écriture d’ouvrages consacrés à Thomas Hobbes. Puis, en 1965, j’ai été nommé maître de conférences, et l’on m’a principalement demandé de donner un cours général sur la pensée politique européenne du début de l’ère moderne. J’ai donc commencé, de manière conventionnelle, en me concentrant sur la Renaissance italienne. Mais je l’ai fait, en partie, parce que Le Prince et les Discours de Machiavel figuraient parmi les textes obligatoires que les étudiants devaient lire, il fallait donc mettre particulièrement l’accent sur Machiavel.

    Lire la suite
    _________________________
    _________________________

  • La Vie des Idées - Libres, au risque de l’arbitraire ? À propos de : Quentin Skinner, Liberty as Independence. The Making and Unmaking of a Political Ideal, Cambridge University Press

    La liberté que nous invoquons résulte-t-elle du rejet d’un idéal plus exigeant ? Soutenant l’idée que l’indépendance face au pouvoir a cédé la place à une liberté conçue comme simple absence d’entraves, Quentin Skinner identifie une mutation à la racine du discours libéral

    Liberté positive contre liberté négative, liberté des Anciens contre liberté des modernes… L’idée d’une définition du concept de liberté particulière à la modernité a déjà convaincu nombre d’auteurs, qui font le plus souvent écho à Benjamin Constant et à son célèbre discours de 1819. Celui-ci mettait en avant une tension constitutive entre indépendance individuelle et participation politique [1]. Révisant cette distinction pour l’actualiser, Isaiah Berlin [2] (se référant lui-même à Kant), John Pocock [3] ou Philip Pettit [4] ont quant à eux affirmé la spécificité d’une définition républicaine de la liberté, attachée au statut de l’individu, à sa non-sujétion comme citoyen, pour la distinguer d’une vision libérale de la liberté comme possibilité de se réaliser pleinement – et politiquement – sans rencontrer d’obstacle. Ayant lui-même placé la liberté au cœur de son approche de l’histoire de la pensée républicaine, Quentin Skinner entreprend à son tour de reformuler cette opposition à partir des Lumières anglaises.

    Lire la suite
    ______________________
    ______________________