Web Analytics

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

La Vie des Idées - Libres, au risque de l’arbitraire ? À propos de : Quentin Skinner, Liberty as Independence. The Making and Unmaking of a Political Ideal, Cambridge University Press

La liberté que nous invoquons résulte-t-elle du rejet d’un idéal plus exigeant ? Soutenant l’idée que l’indépendance face au pouvoir a cédé la place à une liberté conçue comme simple absence d’entraves, Quentin Skinner identifie une mutation à la racine du discours libéral

Liberté positive contre liberté négative, liberté des Anciens contre liberté des modernes… L’idée d’une définition du concept de liberté particulière à la modernité a déjà convaincu nombre d’auteurs, qui font le plus souvent écho à Benjamin Constant et à son célèbre discours de 1819. Celui-ci mettait en avant une tension constitutive entre indépendance individuelle et participation politique [1]. Révisant cette distinction pour l’actualiser, Isaiah Berlin [2] (se référant lui-même à Kant), John Pocock [3] ou Philip Pettit [4] ont quant à eux affirmé la spécificité d’une définition républicaine de la liberté, attachée au statut de l’individu, à sa non-sujétion comme citoyen, pour la distinguer d’une vision libérale de la liberté comme possibilité de se réaliser pleinement – et politiquement – sans rencontrer d’obstacle. Ayant lui-même placé la liberté au cœur de son approche de l’histoire de la pensée républicaine, Quentin Skinner entreprend à son tour de reformuler cette opposition à partir des Lumières anglaises.

Lire la suite
______________________
______________________

Écrire un commentaire

Optionnel