Google Analytics Alternative

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/12/2018

Best of 2018, La vie des idées - À propos de : Marcel Gauchet, L’idéologie de la modernité, L’Avènement de la démocratie, IV : Le Nouveau monde, Gallimard

La modernité, explique M. Gauchet, est un projet cohérent : celui de faire advenir une société autonome. C’est là incontestablement une de ses significations, mais peut-on considérer qu’il s’agit là d’un processus aussi unifié que l’auteur l’affirme ?

On peut appeler idéologie de la modernité l’ensemble des motifs qui conduisent à appréhender la trajectoire occidentale selon une certaine perspective : à la fois comme singulière, comparée à ce qu’ont réalisé les autres civilisations, comme cohérente dans son développement pluriséculaire et enfin comme globalement positive dans ses apports essentiels. Est-elle totalement fausse ou au moins dépassée ? Ou bien au contraire contient-elle un noyau de vérité qui mérite d’être reformulé aujourd’hui, simplement de façon plus précise et plus modeste ? Le thème de la postmodernité va plutôt dans le premier sens. Lyotard, dans son célèbre livre de 1979 [1], ne se bornait pas à contester l’idée de progrès, corrélat fidèle de l’idéologie de la modernité depuis l’âge des Lumières. Plus finement, il faisait valoir l’existence d’une discontinuité historique qui serait intervenue au moment où s’épuisait l’énergie issue des reconstructions consécutives à la Seconde Guerre mondiale : des rationalités plus fragmentaires, la fin d’un universalisme trop sûr de lui-même, l’épuisement de la force entraînante contenue dans l’idéal de maîtrise du monde et d’émancipation de l’humanité. Depuis l’intervention de Lyotard, la contestation de l’idéologie de la modernité s’est elle-même fragmentée, et chacune de ses différentes composantes a fait l’objet de déconstructions critiques spécifiques.

Lire la suite
__________________
__________________

17:20 | Tags : marcel gauchet | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.