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  • Les économistes atterrés - Pourquoi il faut augmenter les salaires et les dépenses publiques

    Christophe Ramaux
    Economiste atterré, Université Paris I, Centre d’Economie de la Sorbonne
    Publié le 10/04/2013

    Les sociétés européennes craquent, et pas seulement en Europe du Sud. En France, l’ampleur du séisme provoqué par l’affaire Cahuzac témoigne du ras-le-bol généralisé. Les peuples n’en peuvent plus et ils ont raison. La double austérité budgétaire et salariale imposée par les néolibéraux mène à la catastrophe.

    Les pays d’Europe du Sud qui ont été le plus loin en l’espèce s’effondrent. Le chômage et la pauvreté explosent. Et malgré l’austérité, les déficits publics ne s’y réduisent pas ou peu. La baisse des dépenses publiques alimente la chute de la production et celle des recettes fiscales : ce qui est obtenu d’un côté est perdu de l’autre.

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  • OFCE - Les conteurs d’EDF 16 juillet 2013 par Evens Salies

    L’enjeu des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre n’est pas seulement environnemental. Il est aussi de stimuler l’innovation, facteur de croissance économique. La politique d’amélioration de l’efficacité énergétique [1] nécessite de lourds investissements visant à transformer le réseau électrique en un réseau plus intelligent, un smart grid.

    A ce titre, les Etats membres ont jusqu’en 2020 pour remplacer les compteurs d’au moins 80 % des clients des secteurs résidentiel et tertiaire par des compteurs plus « intelligents ». En France métropolitaine, ces deux secteurs représentent 99 % des sites raccordés au réseau basse tension (< 36kVA), soit environ 43 % de la consommation d’électricité, et près de 25 % des émissions de gaz à effet de serre (sans compter celles émises lors de la production de l’énergie électrique qui alimente ces sites).

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  • Libé - La sortie de l’euro tranquille

    Par BRUNO AMABLE professeur d’économie à l’université Paris-I, membre de l’Institut universitaire de France (IUF)

    «La crise de l’euro est derrière nous», affirmait François Hollande le mois dernier. Comme c’est aussi ce qu’il proclamait en octobre 2012, on va finir par s’inquiéter de cette propension récurrente à nous rassurer.

    Les contradictions de la zone euro sont bien connues : une monnaie unique sans mécanismes adéquat de transfert entre des pays aux caractéristiques structurelles très différentes. Dans ces conditions, les ajustements, notamment salariaux, demandés aux pays du Sud pour regagner en compétitivité les plongent dans la récession et ont des coûts sociaux exorbitants.

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