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  • Mediapart - « Les gens suffoquent, l’Etat nous ignore »

     
  • Fondation Jean Jaurès, Lennie Stern - L’effet pléiotropique : comment la jeunesse recompose le politique

    Les jeunes déconcertent leurs aînés, tant ils semblent paradoxaux, voire incohérents, dans leurs prises de position. Mais si cette génération Z, loin d’être le symptôme d’une démocratie en crise, en était l’un des laboratoires les plus avancés ? Lennie Stern, experte associée à la Fondation et autrice de Teen Spirits1, expose cette recomposition profonde des grammaires politiques et montre qu’il y aurait beaucoup à apprendre des plus jeunes.

    La génération Z déconcerte parce qu’elle agrège parfois des convictions qui, hier, ne tenaient pas ensemble. Intensément préoccupée par le climat, elle peut voter pour des forces qui ne le sont pas. Attachée aux libertés individuelles, elle exige une modération stricte des contenus en ligne. Le capitalisme la révolte autant que la réussite entrepreneuriale la fascine. Ces combinaisons que l’on prend encore pour des incohérences n’en sont pas : elles sont l’effet pléiotropique d’une recomposition profonde des grammaires politiques. Et si la génération Z, loin d’être le symptôme d’une démocratie en crise, en était l’un des laboratoires les plus avancés ? Ce qui apparaît au politique comme un désordre est en réalité une compétence : agréger à la carte, synchroniser plutôt que mobiliser, juger une parole publique à ses effets dans la semaine vécue. Le politique a beaucoup à apprendre des plus jeunes, à condition d’accepter de désapprendre les blocs. 

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