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  • Le Monde - La chute de Kaboul : comment les talibans ont capturé la capitale de l'Afghanistan

    Évacuations par hélicoptère, chaos à l’aéroport, tirs sporadiques… la capitale afghane a vu son destin basculer en moins de vingt-quatre heures, les 15 et 16 août 2021. Des témoins et journalistes ont filmé les événements. En quelques heures, et sans combattre, les talibans ont pris le contrôle de Kaboul, la capitale de l’Afghanistan. A l’annonce de la progression fulgurante des soldats islamistes, des milliers de personnes ont tenté, désespérément, de fuir le pays. La situation à l’aéroport de Kaboul, dont les pistes ont été envahies, a empiré, au point que tous les vols, civils et militaires, ont dû être suspendus lundi après-midi, a annoncé le Pentagone. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient des scènes de totale anarchie, comme ces centaines de personnes courant près d’un avion de transport militaire américain, qui roule pour aller se mettre en position de décollage, pendant que certains tentent follement de s’accrocher à ses flancs ou à ses roues. D’autres images font apparaître des milliers de personnes attendant sur le tarmac même et des grappes de jeunes hommes, surtout, s’accrochant aux passerelles pour tenter de monter dans un avion. Après avoir tiré en l’air dimanche, les forces américaines ont ouvert le feu lundi, tuant deux hommes « qui ont brandi leurs armes d’un air menaçant », a déclaré à Washington un responsable du Pentagone à l’Agence France-Presse (AFP). Cette foule désespérée n’est pas convaincue par les promesses des talibans selon lesquelles personne n’a rien à craindre d’eux, a expliqué à l’AFP un témoin.

  • Afghanistan : le Parti socialiste appelle la France et l'Union européenne à se mobiliser pour le peuple afghan

     

    – Dimanche 15 août 2021

    Alors que les troupes des talibans sont entrées dans Kaboul et contrôlent à présent le pays, le retour au pouvoir d'un régime obscurantiste et violent est désormais une réalité à laquelle se prépare le peuple afghan.

    Le Parti socialiste exprime sa vive inquiétude sur le sort qui sera réservé aux femmes, aux enfants et aux hommes, issus de minorités ou non, et qui ne correspondront pas aux critères de ce régime barbare. Face à une telle perspective, l'ONU, mais aussi l'Union européenne et la France, ont pour devoir de prévenir la catastrophe humaine en cours. 

    Cette situation est aussi de notre responsabilité, car à la veille de commémorer les vingt ans de l'attentat du 11 septembre, il nous faut rappeler les raisons justes pour lesquelles la France est intervenue militairement en solidarité avec les États-Unis. Parallèlement à la présence des troupes occidentales, ce sont des milliards d'investissements qui ont été engagés dans le développement, l'économie et l'éducation et qui ont servi au pays et à toute une génération, même si une partie de cet effort a été minée par la corruption.

    Nous n'avons pas le droit d'abandonner les populations qui fuient déjà par peur de représailles ou de l'avènement de l'autoritarisme et de la barbarie. 

    C’est pourquoi le Parti socialiste appelle la France et l'Union européenne à l'organisation d'un vaste pont humanitaire, prioritairement dédié aux familles qui ont travaillé pour nos contingents militaires ou nos coopérations civiles. 

    Il demande en outre que des garanties soient exigées pour protéger les personnalités de la société civile afghane et les combattants de la liberté dorénavant menacés par leurs prises de position.