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22/11/2012

Le Monde Diplomatique - Economistes à gages, Matignon fait le ménage

Moins d’un an après la parution de plusieurs enquêtes consacrées à la collusion entre économistes et institutions financières privées (1) — dont celle parue dans les colonnes du Monde diplomatique, et reprise dans un livre éponyme qui vient d’être publié (2) — Matignon a décidé de toiletter son Conseil d’analyse économique (CAE).

Créé en 1997 par Lionel Jospin et chargé d’« éclairer, par la confrontation des points de vue et des analyses, les choix du gouvernement », le CAE s’emploie à dessiner le « cercle de la raison » au sein duquel se discutent les orientations économiques de Paris. « Une pensée d’Etat, en quelque sorte, mais directement insufflée par le privé », écrivait Le Monde diplomatique en mars 2012.

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21/11/2012

Libé - Le socialisme de l’usine à gaz Par Thomas Piketty

Lors de sa conférence de presse, François Hollande a annoncé, non sans fierté, qu’il défendait un «socialisme de l’offre», favorisant la «production», par opposition à un socialisme «plus traditionnel», «axé sur la demande». Quel beau sujet de dissertation pour le bac, et quelle bonne idée de choisir le côté de la production ! C’est toujours mieux qu’un socialisme sans production… Le problème est qu’au-delà de cette posture rhétorique archiconvenue (contrairement à ce que l’on entend ici et là, les socialistes français ont depuis longtemps expérimenté des politiques de l’offre, avec la baisse d’un tiers du taux de l’impôt sur les sociétés entre 1988 et 1993), on voit surtout se dessiner dans les mesures Ayrault - Hollande de cet automne un socialisme de la niche et de la complexité fiscale, catastrophique pour le modèle social français, qu’il faudrait urgemment moderniser et réformer. Un socialisme de l’usine à gaz, en quelque sorte.

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13:00 Publié dans Réflexions | Tags : thomas piketty | Lien permanent

Eric Heyer, économiste à l'OFCE, était l'invité de "RTL Midi"


Eric Heyer, économiste à l'OFCE, était l'invité... par rtl-fr

10:00 Publié dans Réflexions | Tags : heyer, ofce | Lien permanent

20/11/2012

Terra Nova - Transition énergétique : financer à moindre coût les énergies renouvelables

Le développement des énergies renouvelables est essentiel dans la transition énergétique, pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles. C’est un chantier où les coûts d’investissement et de financement sont particulièrement lourds, à l’inverse des énergies fossiles, où le coût du combustible domine. Cette note propose plusieurs pistes pour financer à moindre coût les énergies renouvelables, et obtenir ainsi une baisse de 30 % du prix de l’électricité verte : l’instauration d’un cadre réglementaire stable, pour protéger ce secteur de l’imprévisibilité des modifications de tarifs ; la création d’un fonds ou d’une banque spécialisée offrant un financement à moindre coût, à l’instar de la KfW allemande ; la création d’un fonds de garantie pour limiter le coût du risque.

Synthèse

La transition énergétique doit nous mener d’un monde qui consomme toujours plus d’énergie majoritairement carbonée (charbon, pétrole, gaz) à un monde moins énergivore s’appuyant sur des énergies décarbonées. Elle doit également permettre de rendre notre mix énergétique moins dépendant des évolutions du cours des énergies fossiles.
 
Or, nos émissions de gaz à effet de serre et notre consommation d’énergie sont souvent contraintes. Pour les réduire, il faudra rénover les logements, produire des véhicules plus sobres et développer les énergies renouvelables. Ce chantier est considérable et il nécessitera des investissements massifs. Mais ceux-ci sont une chance car ils contribueront à la sortie de crise en créant de nombreux emplois et en réduisant notre déficit commercial, constitué à 90 % d’importations d’énergie. Financer la transition énergétique est essentiel et il convient de le faire à moindre coût. Comment y parvenir ?
 
Prenons l’exemple de la production d’électricité. Les énergies renouvelables sont des énergies capitalistiques pour lesquelles les coûts d’investissement sont très importants. En effet, si pour les énergies fossiles, le coût du combustible représente 80 % du coût du MWh, pour les énergies renouvelables, c’est l’inverse. Ce sont les coûts d’investissement et de financement qui pèsent jusqu’à 80 % du coût total. Réussir la transition énergétique suppose une réelle capacité à mobiliser des montants massifs de capitaux[1] et ce même si les coûts d’investissement ont fortement baissé ces dernières années[2]. Le coût du financement[3], quant à lui, reste élevé et est souvent de l’ordre de 9 à 12 %, voire plus, malgré des tarifs d'achat garantissant, sur une longue période, la stabilité des rentrées financières des projets d’énergies renouvelables. Il est donc nécessaire de faire baisser le coût du financement car si celui-ci passe de 10 % à 5 %, alors le coût de l’électricité verte peut baisser de 30 % ! Cela rendrait l’atteinte des objectifs de la France en matière d’énergies vertes supportable pour les consommateurs. Une diminution du prix du MWh solaire de 200 à 140 euros permettrait, pour une puissance installée de 1,5 GW, de réduire la CSPE de 2,2 milliards d’euros sur 20 ans.
 
Dès lors, pour financer la transition énergétique et faire baisser le coût du financement, et donc in fine limiter la hausse de la CSPE pour le consommateur, trois mesures nous semblent déterminantes :
 
- Premièrement, l’instauration d’un cadre réglementaire stable dont les évolutions puissent être prévisibles. Cela faciliterait d’une part le financement des projets d’énergies renouvelables et impacterait d’autre part à la baisse le coût du financement en réduisant la prime de risque.
 
Cette mesure a été annoncée par le président de la République : « la stabilité des aides et des dispositifs fiscaux et du système du prix de rachat pour que les entreprises, les opérateurs sachent bien quelles sont les conditions économiques, durables, pour investir et se lancer dans le renouvelable. »[4]
 
- En second lieu, la création d’un fonds ou d’une banque spécialisée qui se financerait à taux très bas et qui permettrait d’offrir un financement à moindre coût soit en capital, soit en dette. Il est utile de savoir que la KfW offre des taux pouvant descendre jusqu'à 1 % pour le financement de la transition énergétique en Allemagne. Le fonds pourrait se refinancer auprès de la BEI, ou d’une banque publique française comme la CDC.
 
Le président de la République a indiqué à ce sujet « qu’une part des fonds de la Banque publique d'investissement sera dédiée au soutien public à l’innovation et les investissements d'avenir issus du grand emprunt pleinement utilisés »[5]. Il est souhaitable d’ancrer un dispositif spécialisé à partir de cette annonce. Ici, il pourrait être intéressant de conditionner l’obtention de ces financements à moindre coût à des projets aux bilans carbones exemplaires ou ayant recours à du matériel fabriqué au sein de l’Union européenne.
 
- Enfin, la création d’un fonds de garantie fluidifierait le financement bancaire et réduirait le coût du risque pour les banques commerciales.
 
Il est possible grâce aux mesures proposées dans cette note d’envisager la création de dizaines de milliers d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables (de l’ordre de 3 à 9 emplois par MW installé) pour lequel les investissements mondiaux se montent en 2011 à plus de 250 milliards de dollars (en croissance de 6,5 %, alors que la croissance mondiale était de 4 % environ).
 
Le raisonnement et les mesures qui ont été précisées dans la note dans le cas du solaire et de l’éolien peuvent être appliquées pour toutes les énergies renouvelables et pour la rénovation thermique des logements, où les enjeux en termes d’emplois et d’impact sur la balance commerciale sont cruciaux.
 
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Le Monde - Obama II : quel projet économique ?

Bien sûr, il lui faudra d'abord gravir sans dommages la "falaise budgétaire", ce blocage institutionnel qui, s'il n'est pas dénoué, verra les Américains être amenés à payer plus d'impôts et à subir une réduction des financements publics collectifs (couverture sociale, éducation, etc.). Pour le circonscrire, le démocrate Barack Obama entend négocier la résorption de long terme des déficits publics avec le Parti républicain à partir d'une position initiale plus "dure" que celle adoptée lors des précédentes négociations d'août 2011.

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16:54 Publié dans Réflexions | Lien permanent

Non Fiction - Fracture territoriale : le pire serait-il à venir ?

Résumé : Dans un court et stimulant essai, l'économiste Laurent Davezies traite de l'impact détonant de la crise actuelle sur l'égalité entre territoires. Q'en est-il, dans ces conditions, de notre devise nationale, de notre nation tout court ?

"La crise", sorte de pénible évidence globale hantant nos existences, n'est pas près de s'arrêter et d'avoir de lourdes conséquences. Tel est l'alarmant constat dressé par le chercheur et expert en économie des territoires Laurent Davezies dans le court, informatif, stimulant et polémique essai La crise qui vient. La nouvelle fracture territoriale. Il est en effet assez remarquable de trouver dans un nombre si ramassé de pages (moins de 120) une analyse aussi synthétique que documentée à l'aide de nombreux tableaux, cartes, chiffres et références bibliographiques de ce phénomène complexe et de ses effets. Le tout, il convient -avant d'entrer dans le vif du sujet- de le valoriser pour inciter les éditeurs à poursuivre leur démarche de qualité environnementale, dans un ouvrage doté du label "Imprim'vert" et imprimé en France ; ces options visant à limiter la toxicité des encres, notamment lors de leur rejet dans les cours d'eau, et à réduire en principe la pollution induite par les kilomètres parcourus lors du transport. Eh oui, le livre en tant qu'objet est partie prenante de l'économie elle-même sujet de ce livre, alors cet aspect méritait d'être souligné. Rien n'est neutre et les interactions sont nombreuses.

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16:13 Publié dans Réflexions | Tags : davezies | Lien permanent

Libé - Un pacte, mais avec qui ? Par BRUNO AMABLE professeur à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut universitaire de France.

Louis Gallois a rendu la semaine dernière un rapport au Premier ministre qui établit un constat sans grande originalité : le déclin de l’industrie manufacturière, le creusement du déficit commercial, la faiblesse de l’innovation… En un mot les problèmes de «compétitivité» de la France. On peine à comprendre l’enthousiasme d’Arnaud Montebourg, qui en recommande la lecture à tous les Français. Cela fait trente ans que les mêmes problèmes de compétitivité sont discutés exactement dans les mêmes termes (compétitivité coût et hors coût) dans de nombreux rapports et publications spécialisées, et que les mêmes solutions sont envisagées. Pour résoudre le problème de la compétitivité hors coût, il faudrait engager des actions de long terme : politique industrielle, soutien à la recherche, investissement dans la formation… Peut-être que si cela avait été fait il y a trente ans on en verrait les résultats aujourd’hui.

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14:10 Publié dans Réflexions | Lien permanent

Le fol aéroport de Notre Dame des Landes - la Parisienne Libérée

10:10 Publié dans Réflexions | Lien permanent

Le Monde - 1973, matrice de notre modernité Par Serge July, ancien directeur de "Libération"

Au jeu des décennies, les seventies semblent donner une réplique sévère, parfois hideuse, à des sixties réputées plus insouciantes. Certains y ont vu le rêve en cellule de dégrisement. En réalité, les années 1970 ont hérité des sixties : il en résulte un singulier mélange, comme en témoigne l'année 73, qui est aux années 1970 ce que fut 68 pour la décennie précédente, à ceci près que l'une était un tremplin et l'autre un toboggan.

Ce qui meurt en 68, c'est cette survivance culturelle des morales bourgeoises du XIXe siècle, qui étouffait des sociétés du plein-emploi. En France, il y aura deux après-mai, comme le montre le film d'Olivier Assayas. Un après-mai gauchiste, et un après-mai socioculturel. Le premier dure jusqu'à la mort, en 1972, de Pierre Overney.

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05:02 Publié dans Réflexions | Tags : serge july | Lien permanent

19/11/2012

Libé - Formation des enseignants : un collectif dénonce le projet de Vincent Peillon

Par un collectif de 150 enseignants, chercheurs et militants pédagogiques

La formation des enseignants est au cœur de la refondation de l’école souhaitée par le nouveau gouvernement: comment, en effet, rêver d’une autre école si les professeurs ne retrouvent pas une formation digne de ce nom ? La réforme menée sous Nicolas Sarkozy a fait l’unanimité contre elle. Elle a rehaussé au niveau master (bac+5) le recrutement des enseignants. Mais surtout, pour des raisons d’économie, elle a supprimé l’année de formation en alternance. Et l’on a ainsi vu débarquer dans les classes des profs débutants qui n’avaient jamais été face à des élèves.

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Parmi les 150 signataires, chercheurs, formateurs et militants pédagogiques: Jean-Louis Auduc, Élisabeth Bautier, Jean Bernardin (GFEN), Serge Boimare, Rémi Brissiaud, Catherine Chabrun (ICEM), François Dubet, Jacques Fijalkow, Roland Goigoux, Sylvain Grandserre, Danièle Manesse, Philippe Meirieu, André Ouzoulias, Patrick Rayou, Bruno Robbes, Jean-Yves Rochex, Bernard Toulemonde (IG, ancien recteur).

Le texte programme du GRFDE du 19 septembre a été mis en ligne sur le site du Café pédagogique.
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13:06 Publié dans Réflexions | Lien permanent